Calix lors de l'enregistrement de son podcast

Podcast · Mentalisme · Captation d'attention B2B

Le podcast Calix — Mentalisme & prise de parole

Mes articles, en version audio.

Chaque article de mon blog devient un épisode audio. Pratique en voiture, en cuisine, ou pour profiter de mes contenus sans regarder un écran.

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Mes apparitions, interviews et podcasts.

Quand des journalistes, podcasteurs ou agences me posent les vraies questions — sur le mentalisme, l'attention, la prise de parole en entreprise — je n'esquive pas. Voici un extrait.

Interview média · 2026

Quand la magie devient un levier de communication en entreprise

Interview pour un média économique d'Auvergne-Rhône-Alpes : pourquoi la magie est devenue mon outil de communication en B2B, comment le mentalisme rend tangibles les biais cognitifs, et l'anecdote du tour de l'odorat — celui que David Copperfield m'a acheté. Avec une démonstration de mentalisme en direct sur la journaliste.

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Calix, bonjour. Bonjour. Alors, vous êtes magicien, conférencier, mentaliste ? Exactement. Depuis quand ? Quand est-ce qu' est venue cette passion ?

Parce que je pense que c'est quand même une passion au départ. Ah oui, c'est une passion. La magie, j'ai rencontré l'univers de la magie. J'avais 13 ans. J'étais un enfant préadolescence. Ah oui oui.

J'étais un enfant hyper timide, hyper réservé. On dirait pas. Merci. Mais j'ai pas fait un travail tout seul sur moi-même. Je vous expliquerai. J'ai rencontré le l'art magique à l'âge de 13 ans et c'est ça qui vraiment m'a permis de sortir un peu de mon corps d'enfant hyper timide, hyper réservé.

J'avais un second masque du magicien comme dans le théâtre et c'est grâce à ça que je suis devenu magicien, mentaliste et conférencier. Qui a été votre premier public ? Mon premier public, bah ça a été ma chambre. Beaucoup j'y ai passé. Ah oui oui oui. J'ai beaucoup appris tout seul.

Euh je viens d'une famille assez modeste et à l'époque les livres de magie euh les boîtes les boîtes et les VHS à l'époque s on était sur du 500 600 francs. Ah oui très onéreux. Voilà à l'heure actuelle c'est entre 100 100 € 150 €. Oui. C'est beaucoup plus abordable. C'est alors que maintenant les prix sont quand même aux éta Il y avait Gérard Majx à l'époque.

Il y avait Majx, il y avait il y avait encore un peu Garcimor Garcimor aussi avec sa souris et tout. Oui. Et il y avait Sylvain Mirouf, c'est lui vraiment il est à la naissance de beaucoup de magiciens parce qu'il passait tous les soirs chez Michel Drucer au studio Gabriel. Ah oui, bien sûr. Donc ça vous aviez déjà des mythes des magiciens qui vous ont quand même influencé. Ah oui oui oui.

J'ai j'ai beaucoup apprécié le la façon de faire qui était à l'époque et qu'il est encore très moderne de Sylvain Mirouf H qui lui était était jeune comparé à tous les magiciens que je je pouvais voir à l'écran. Euh on évoque Gérard Majax Garcimor c'était plutôt d'un certain âge. Moi j'étais j'avais 13 ans et Sylva Mirouf en avait une vingtaine 20 25 ans. Ah oui donc beaucoup moins d'écart. Beaucoup moins d'écart. Donc c'était comme un grand frère d'une certaine façon.

Oh oui, moi c'est comme j'étais timide, j'avais pas beaucoup de d'amis, beaucoup de copains. Je j'étais euh très euh beaucoup à la maison en train de m'entraîner avec mes cartes. Donc oui, en fait, je passais mes soirées avec Sylvain, enfin je l'appelle Sylvain. Sylvain Mirouf, bien sûr. Et le temple de la magie, c'est quand même Las Vegas, on est d'accord, où il y a quand même, il y a eu énormément de magiciens avec des numéros d'enfer, avec les tigres. Il y avait aussi David euh Copperfield, n'est-ce pas, qui faisait des tours de dingue quoi à Las Vegas.

Ça aussi ça vous a fait rêver après ? Ça m'a surtout David Copperfield m'a m'a beaucoup fait rêver puisque lui il faisait disparaître la statue de la liberté, faisait disparaître des avions, il faisait disparaître une trentaine de personnes, une dalle en béton, il y a rien autour. Euh moi, j'étais petit, je reg ça. C'était de la grande illusion. Là, on était sur de la grande illusion. Hm hm.

Après David Copperfield a aussi fait du close-up. Close-up, c'est de la magie rapprochée. Ouais. Et il a fait aussi du close-up à l'écran avec juste une carte. Et moi ça, je rêvais parce que c'était abordable. C'était quelque chose que je pouvais avoir chez moi, une carte à jouer et c'était parti.

Et mais j'ai c'est vrai que la disparition de la statue de la liberté. Ah oui, c'est énorme. Ça a quand même un certain goût, hein, ça. Bien sûr, bien sûr. Donc ça vous a inspiré et quand est-ce que vous avez passé le pas pour en faire votre métier ? Ça a été très compliqué.

J'ai euh j'étais mauvais à l'école. Euh j'étais j'étais au fond de la classe. Euh j'étais du coup très timide, je prenais peu la parole et c'est après où je me suis débloqué grâce grâce encore à la magie et je me suis dit mais non, il faut que tu fasses des études de chimie parce que ça va être utile peut-être plus tard, toujours dans ma passion. Et donc j'ai fait une licence de chimie. Ah oui, quand même pas doué à l'école quand même quand même faire la chimie, il y a des maths, faut résoudre des équations quand même pas exerce est passé euh à la fac et et ça m'a beaucoup apporté sur la réflexion, sur comment on met en place une méthode et j'ai travaillé après longtemps dans la chimie mais j'avais toujours ce double métier. Le soir, j'enfilais mon costume, mon nœud papillon.

Ah oui, il y avait un besoin. Ah oui oui oui. Je c'était là où c'est une passion tout simplement. C'est une passion et je me sentais vivre en fait. face à des gens. Quand je quand tu es face à des gens et que tu euh et qui sourent, qu'ils ont le sourire, on les rend heureux, on les rend heureux, on passe un moment et on crée du lien. Bien sûr.

Moi, c'est c'est c'est ma méthode pour créer du lien avec des gens si je sais pas quoi leur dire. Euh il fait beau. Euh ah oui oh la météo. Au bout d'un moment, je t'as fait le tour et tu commences à sortir un jeu de cartes. Ah mais tu es magicien. H et là tout le monde redevient enfant et ça facilite les échanges parce qu'en fait magicien c'est un mot très général, on est bien d'accord.

Pour moi, il y a des métiers dans le métier. Il y a l'illusion, il y a plein de choses en fait maintenant. Maintenant vous avez des pads, je sais pas si vous vous utilisez aussi. D'abord, il a beaucoup évolué le métier mais en plus il est très différent. Est-ce que chacun a quand même un type d'activité, un type de ou alors ça s'apprend et qu'on arrive à tout faire ? Je dirais qu'on a tous un peu les les mêmes bases, que ce soit en magie, mentalisme.

Après, très tôt, je me suis spécialisé dans la magie digitale, la magie avec les iPads et ce qui m'a permis de monter euh mon entreprise d'événement magique parce que j'utilise la magie comme outil de communication et de marketing. Bien sûr, où il faut faire apparaître des voitures, il faut faire apparaître les logos, il faut remettre des gouttes le trop avec le monde de l'entreprise. Exactement. Et donc moi, je suis plus dans dans cet univers-là et le mentalisme où là j'ai euh j'ai toujours de l'adrénaline. J'ai toujours le est-ce que ça va marcher, pas marcher. Alors qu'un tour de magie, je le connais A B C D, je sais comment les gens.

Oui, il y a un rituel, il y a un process. Voilà. Alors, mentalisme, soit on adore, soit on a peur. On est bien d'accord. Oui. Et puis on a les gens ne connaissent pas vraiment le mentalisme.

Souvent quand je propose du mentalisme, on me dit "Ah mais non, je veux pas m'endormir." Non, ça c'est l'yose. Non, ça c'est l'hypnose. Et certaines personnes en fait pensent que le mentalisme et l'hypnose sont la la même chose alors que pas du tout. C'est juste qu'on a peur que vous rentriez dans notre cerveau. Exactement. C'est ça.

Faut le dire, avec beaucoup d'humidité, c'est ça qui fait peur. C'est vrai. Ça peut Ça peut faire peur. Peut être perturbant. C'est perturbant. La magie aussi peut faire peur et aussi perturbant le fait de ne pas comprendre, le fait qu'il nous manque des données.

Bah, ça énerve ça. Enfin, pour moi personnellement, ça énerve mais ça perturbe pas. Ça énerve ou ça crée une frustration ? Oh non, parce que pour moi c'est un métier. Votre métier il est magnifique. Puis vousz répéter pendant des heures voire des jours voire des mois sur certains tours.

Alors que le mentalisme, je pense que c'est plus compliqué à intégrer. Est-ce que vous avez parfois des personnes qui ne veulent pas monter sur scène ? Est-ce que ça arrive qu'il y a un blocage ? Forcément, il y a des gens qui ont pas forcément peur que du mentalisme, mais c'est d'être face à 300 personnes. Oui. La peur du public, même des chefs d'entreprise et et je les aide, je les accompagne, j'ai aussi un un programme pour les accompagner parce que tu as beau être chef d'entreprise, tu peux être stressé devant que vous faites aussi.

Oui, ça ça va être du coaching. J'utilise un peu toute toute mon expérience dans le milieu magique, dans aussi mon histoire parce que on passe d'enfant timide à la transmission à voilà à quelqu'un qui est à l'aise sur scène devant 3 à 500 personnes. Hm hm. Bon, tout ça, j'ai mis en place des des des processux qui font que ça m'aide. J'ai moins peur d'aller sur scène maintenant qu'à 13. Bien sûr.

Donc euh donc oui, les gens ont aussi cette peur, pas que le mentalisme, c'est d'être face et d'être jugé par des gens qui finalement ils vous jugent pas. D'accord. Non, au contraire, on est là pour passer un bon moment. Il y a rien de grave. On est bien d'accord. Ça reste du mentalisme.

Ça reste Et les conférences, alors racontez-nous. Alors, les conférences, on va être sur sur des encore une fois, c'est de partager un peu ce que j'ai appris au cours de mon expérience, la sortie de zone de confort par exemple. J'ai une conférence qui est là-dessus et ça permet de de bah de simplement sortir de sa zone de confort. On a peur en fait, c'est normal. On a envie de se protéger. On veut pas sortir de cette zone qui est qui est quand même assez confortable. et on se rend compte que si on sort juste un petit peu, on sort un petit pas, un petit pied et bien c'est là où des opportunités peuvent apparaître et on sent vivant tout simplement et on se sent vivant.

On a on a cette adrénaline aussi qui qui fait qu'on existe. Donc on va parler de sortie de sa zone de confort sur les biaiss cognitifs aussi. Les biais cognitifs qui sont qui sont encore je trouve assez méconnus alors que ça fait quand même 50 ans qu'on en parle. Le biais cognitif par exemple l'effet de hallo, c'est quand tu vas voir mesmer h h et bien déjà dans la salle tu sais que tu vas dormir parce que c'est quelqu'un qui a hypnotisé énormément de gens. Donc on est préparé d'une certaine façon. Donc toi ton cerveau te prépare à parce que tu fais et d'où le nom le hallo autour de la personne une aura autour de cette personne qui fait que déjà tu es convaincu d'eux.

D'accord. C'est c'est à la fois ça peut être à la fois mais on peut être répulsif une façon de combattre ça. Si tu fais l'effort d'aller dans une salle avec mes pour prendre pour pour le citer, bon déjà tu te conditionnes même dans la voiture, tu te prépares mentalement. Après évidemment ça fonctionne, ça fonctionne pas mais déjà il y a une grosse partie du travail de réalisé déjà fait. Et ça en devant un client et bien tu peux déjà te créer ce biais cognitif peut te permettre des choses ou justement te freiner sur certaines choses. Tu peux avoir peur d'un client parce que tu sais que un client il est dur, il est sévère sûr.

Et déjà dans la voiture en allant chez chez ce client, tu te crées cette aura ce qu'on appelle la bille de lumière pour pouvoir convaincre. Et du coup ça peut être un frein, ça peut être quelque chose qui te pousse vers des opportunités aussi. Une fois que tu connais les billets, bon bah tu sais un peu plus les gérer, tu sais tu sais les repérer chez toi. Donc voilà, on va parler en conférence de de ce Alors, la magie, c'est aussi festif, hein. Donc je pense notamment alors bien sûr, il y a les mariages, tout ce qui est privé, les mariages, on peut les anniversaires, mais il y a aussi tout ce qui est dédié à l'entreprise. Je pense que vous devez souvent être sollicité pour des incintives, pour des soirées avec des clients.

Comment ça se passe ? Alors, moi je suis magicien B2B. Je ne travaille euh rarement pour des euh des particuliers les mariages, c'est pas c'est c'est pas ma c'est optionnel. Ce sont des chefs d'entreprise qui m'ont pris à la pl du temps sont des chefs d'entreprise. Bah si un chef d'entreprise se marie et qu'il a envie de vous avoir, c'est possible. C'est possible.

C'est justement comme ça que ça fonctionne généralement. Euh pour les pour les entreprises, on va on va utiliser la magie comme outil marketing comme je l'ai dit, comme outil de communication. Le but c'est de rapprocher les gens en événementiel euh parce que l'être humain a peur de l'autre. Quand tu vas dans une soirée, tu te retrouves avec ta compagnon t'accompagne avec ta flute de champagne et tuoses pas aller voir les gens. Ouais. Et et et mon métier c'est vraiment de de de rassembler, de fédérer, voilà, de briser un petit peu ces petites bulles, ces petites bulles qui nous protègent.

H encore une fois sorti zone de confort d'exploser toutes ces petites bulles pour que les gens discutent ensemble et on passe un messageche. Ça ça fonctionne et on passe les mess que soit l'ambiance. Ah oui, ça fonctionne je pense vous avez tout connu hein. Des ambiances une ambiance glaciale vous arrivez vraiment à faire que les gens se parlent. Oui, ça c'est l'expérience qui veut ça. C'est un défi en fait.

Ah oui, moi j'adore j'adore. Sortie de zone de confort encore une fois, c'est c'est complexe mais une fois que tu as les petites clés, bah ça devient beaucoup plus facile de briser un petit peu ces petites bulles. Alors c'est quoi les tours phares d'un magicien pour briser la glace ? Alors j'aime beaucoup avec le digital arrivé type promotion. Vous connaissez l'entreprise ? Vous connaissez Lyon Entreprise ?

Oui, voici le logo. Les gens se demandent "Mais c'est qui ce monsieur avec avec son nœud papillon ? Il veut nous présenter la l'entreprise, ils osent pas me dire non. Pourquoi ? Parce que je suis en train de parler de l'entreprise. Ils sont invités et puis là, il y a le logo qui sort, il y a le produit de l'entreprise qui sort, le goodies qui sort de l'écran qui devient du virtuel au réel.

Là, tout de suite, ils comprennent, ils se disent "Ah là, on va passer un bon moment." Et ça, c'est aussi des petites clés, c'est comment aller voir les gens. Comment en 15 secondes se faire accepter d'un groupe ? Et c'est pas facile en fait quand tu y réfléchis. Ah oui oui. Non mais c'est un métier hein. C'est évident.

C'est un vrai métier. C'est des petites clés qu'il faut connaître. Ouais. H Et après les tours, c'est quoi les tours qui sont les plus plébiscités ? Qu'est-ce qui plaît le plus ? Alors le le en en mentalisme ça va être il y a beaucoup de choses.

Le mentalisme plaît énormément. Fait peur mais plaît. Euh et ensuite les tours de cartes. Ouais. Toujours. On est en 2026.

Hm. J'essaie de tout faire sauf des tours de cartes. Ouais, mais on attend, on attend tous. Exactement. Et souvent on vient me voir et tu fais pas un tour de cartes ? J'adore les tours de cartes.

Voilà, c'est ça. Bon bah d'accord, on va faire des tours de cartes. Mais j'aime beaucoup les les tours avec des pièces de monnaie, avec des billets, avec toujours en passant un petit message derrière. Le vol d'une montre aussi. Ça c'est le vol d'une montre, ça c'est énorme aussi. Et oui, ça ça plaît aussi.

Et ça plaît énormément parce que euh pour en revenir à la conférence, j'ai une conférence sur la cybersécurité. On se sent protégé, on on a l'impression qu'on on on protège, on est capable de protéger ces données, même sa montre, même son téléphone dans la poche. Et quand ils se rendent compte qu'ils n'ont plus euh leur montre, ils n'ont plus leur téléphone, là tout de suite il y a un moment Ah oui oui. C'est c'est difficile à et oui, c'est difficile à admettre. Totalement de se faire de prise de soi, quoi. Voilà.

Et là, tu en profites pour faire passer des messages. Faites attention à vos mot de passe, changez les r souvent tous les tout ce qu'on connaît. Mais mais ça ça permet vraiment de d'attirer l'attention, de mettre en doute et après on fait passer le message. Est-ce qu'il y a des nouveaux tours, des choses qui sont plus récentes où il y a une appétence, quelque chose, il y a une tendance ou pas ? parler bien sûr les cartes qui est quand même un basique très c'est vrai que c'est un basique. Alors oui, il y a des nouveautés pour vous partager un un tour que j'aime beaucoup faire, c'est un tour avec l'odorat. C'est quelque chose que j'ai créé pour justement un client autour du parfum.

Il fallait trouver un tour autour juste du nez, pas visuel, juste autour de l'odorat. C'est c'est un sacré challenge. Comment on trompe l'odorat ? Et j'ai réussi et c'est un tour que je fais beaucoup en prestation et j'aime bien parce que l'odorat ça touche le toit intérieur. D'accord. Et ça, j'aime beaucoup.

Et c'est un tour pour la petite anecdote que j'ai créé et que je vends pour les autres magiciens. Et monsieur David Copperfield en acheté. C'est pas vrai. Magnifique. Il en a acheté deux. D'accord.

Donc en tant que magicien, en tant que fan bien sûr du du monsieur du maître de votre maître d'une certaine façon. Hm hm. Euh bah ça fait plaisir. Alors je crois qu'il y a un tour aussi qui fait appel aux cinq sens. Oui, exactement. J'ai un spectacle autour des cinq sens parce que généralement on en utilise qu'un ou voire deux voire deux maximum.

Maximum trois c'est compliqué. Cliqué c'est compliqué. Et pourtant en rendez-vous commercial il faut utiliser sa vue, il faut surtout utiliser son oreille et aussi bah prendre des notes énormément. Euh et si un client si tu as un client en face de toi et que tu arrives à utiliser ces cinq sens, bah tu le marques beaucoup plus. Tous les sens peuvent être utilisés pour créer des souvenirs. D'accord.

Et et il y a un sens que j'aime bien, je dirais le 6e sens, c'est euh c'est aussi rentrer dans la tête des gens avec grâce encore une fois au mentalisme. Est-ce qu'on ferait pas une expérience ? Pourquoi pas ? Je suis prête. H j'aime bien demander en fait aux gens de d'imaginer le prénom de soit d'un ami d'enfant ou quelqu'un que je ne connaisse pas. D'accord.

D'accord. OK. Vous en avez un ? Oui, j'y suis. D'accord. Imaginez la juste la première lettre.

D'accord. OK. La deuxè. Hm hm. 3è. Hm hm. OK.

C'est un prénom assez long, j'ai l'impression. Peut-être deux ou trois syllables. On est d'accord ou pas ? On valide ou pas ? On valide. On valide.

OK. C'est pas c'est pas Jean-Christophe, c'est pas un nom hyper long, j'ai l'impression. Non, ce qu'on se rend pas compte, c'est que elle est en mode protection et j'aime bien ça. OK. Pensez juste à la une lettre au milieu, la troisème lettre, c'est bon. Ouis.

OK. Trème lettre. OK. J'ai quelque chose comme ça. Alors, c'est on a rien prévu ensemble. Ah non, je suis complètement d'accord.

Ah non mais c'est sûr là croisé avant mais on n' pas on n pas dit pense à Jean-Christophe absolument. Quelle est cette troisème lettre dans le prénom en tête ? Un B. Je valide. OK. Après des prénoms avec un B en trè lettre s'il y en a un paquet.

C'est c'est c'est c'est une femme. C'est une femme ou pas ? Oui, je pense que c'est une femme. C'est une femme. OK. Alors, j'écris pas énormément ce Ouais. ce prénom.

J'ai l'impression que c'est quand même un prénom. C'est pas Nicolas David. C'est pas un prénom aussi commun, je dirais. Alors, j'ai beaucoup beaucoup de lettres qui me viennent. Est-ce que vous pouvez juste tenir ça comme ceci ? Quel est le prénom que vous avez en tête ?

Allez-y. Je le prénom de la personne à laquelle j'ai pensé tout de suite. Sibil. C'est vrai ? Oui. Alors là, je suis bluffée.

Il est vraiment rentré dans mon cerveau et j'aime pas ça du tout. Et encore une fois, on a rien prévu avant. On pas dit pour la caméra. On avait rien prévu. On a rien prévu. Et elle est née Ah, on va essayer.

Elle est née le le 11 cette personne ou pas ? Ou le 21. Ça se termine bien. Ça se termine bien. C'est le 11 ou le 21 ? Un peu plus.

OK. J'en diraiis pas plus. Elle veut pas dire. Je tente une date. C'est quoi la la date de naissance ? 31 mai 1967. Ouais. 31 mai, c'est ça.

Incroyable. Super. Bah là, je suis bluffé. Bravo. Complètement bluffé. Donc là, ce que j'aime ici, c'est qu'on est on est vraiment dans l'émotion des gens.

On n'est pas dans le tour de ces où où on sait qu'on va se faire bluffer. Et là et là, on se dit "Mais non, je veux pas donner d'information." Bien sûr, mais on joue le jeu hein. On joue le jeu. C'est un peu l'objectif. Sinon, c'est c'est plus du mentalisme, c'est juste savoir écouter les gens. Et moi ce que j'aime en tant que que mentaliste, c'est que là moi j'ai de l'adrénaline.

Bien sûr. Je ne sais pas si ça va fonctionner. Euh vous trompez de temps en temps ou pas ? Ça arrive énormément. Mais j'ai envie de dire si je ne tente pas, je réussis pas. Bien sûr.

Bien sûr. Si je tente, il y a Mais c'est la règle des 80. Exactement. Vous allez réussir la loi partout. H après on est plus aux alentours des 90 % quand même de réussite 90 95 % mais encore une fois quand je je ne réussis pas et ça j'aime bien ne pas réussir en fait parce qu'on on on fait passer aussi un message on a le droit de ne pas réussir ou vous êtes humain vous êtes pas un robot c'est pas qui est en face de moi on est on est des humains. On a le droit de ne pas réussir dans des choses dans sa vie mais on n pas le droit de de ne pas retenter.

Et donc je le fait de ne pas réussir, ça rajoute un côté humain. Quand derrière je réussis ça, on a un contraste qui est quand même beaucoup plus beaucoup plus fort. Totalement. Totalement. Et là, on est sur la création de on joue sur le souvenir qu'on crée dans la tête des gens. Totalement.

En tout cas, je suis bluffé hein, vraiment. H mais ça a fonctionné. Je suis je suis heureux. Incroyable. C'est incroyable. Alors, on sait qu'aujourd'hui les chefs d'entreprise sont de plus en plus stressés.

La solitude, le problème bien sûr, l'économie de marché qui est quand même compliqué. Alors, qu'est-ce qu'ils attendent d'un d'un mentaliste en coaching par rapport à un consultant lambda ? Alors, les demandes que j'ai euh et et et là où j'essaie de les aider, c'est euh avant de monter sur scène, comment on peut déjà mentalement se se mettre dans la réussite et comment on peut préparer une prise de parole. C'est pas évident en fait de prendre le micro et et de et de donner des messages devant devant soit ses salariés, soit des partenaires. Donc c'est il y a toujours une une pression. Donc moi avant avec le chef d'entreprise, on va travailler sur la posture qu'il va avoir, comment il va rentrer, la gestuelle, est-ce qu'il faut le power, le ton, le regard, le les pauses, le temps de pause hm hm bien sûr.

Hm hm. est hyper important. La preuve, on a envie de le remplir ce temps de pause. Compre. Oui. Et parfois c'est bien de faire une pause. Très important dans le discours.

C'est important parce que dans un discours, on donne pas beaucoup d'information et le cerveau, il faut quand même qu' qu'il ait le temps de mouliner. Totalement. Et quand on est on est chef d'entreprise et stressé et c'est pas forcément notre métier de de de de prendre la parole, et bien on a envie de sortir de scène, donc on va aller très vite, on va pas marquer ces temps de pause. Donc moi, je vais les épauler un peu avant. Euh avant la prise de parole. Ouais.

Dans l'événement, je suis en en béquille, un peu en en souffleur, en soutien bien sûr. Et aussi le fait de voir quelqu'un avec qui ils ont passé du temps, ça les détend en fait. Ça les rassure. Ça les rassure. Tu as l'impression de parler à ton fils. Tu as l'impression de parler à un ami.

Déjà, tu es un peu plus détendu que quand tu vois que des partenaires qui attendent énormément de toi. Et puis s'il y a s'il manque des mots, s'il manque des choses, moi je peux très bien ralenti, fais un temps de pause, prends ton temps, respire. Je suis un peu là pour coacher un peu en direct. En live ? Alors en live, ça se fait en amont. en amont et pendant pendant et après il y a un débriefing. Exactement.

Après il y a le débriefing parce que l'important c'est aussi d'apprendre totalement. Donc petit débriefing. Voilà ce qui s'est passé, voilà ce qui s'est bien passé et voici ce qu'on pourrait améliorer pour la prochaine. Et de fil en aiguille et bien tu tu prends confiance et au bout de deux trois scènes, bon bah tu es tu commences à être à l'aise et tu as les petites clés pour pour dé Ça fait partie des nouveaux métiers. Alors ça oui c'est je dirais c'est du coaching mais fait par un magicien mentaliste qui était timide et qui maintenant monte sur scène. Oui, on va dire que c'est un nouveau métier.

Oui. Alors merci Calix. Moi, j'ai vécu personnellement une expérience qui était assez dingue et folle. Merci encore et puis à très vite, j'espère. Et bien merci pour l'accueil et à bientôt.

Interview podcast

Mentalisme, captation d'attention et B2B

Une conversation avec un podcasteur sur ce que le mentalisme révèle de notre cerveau au travail, sur la manière dont j'ai construit ma posture de scène, et sur les écarts entre ce qu'on croit savoir de l'attention humaine et ce que l'expérience démontre.

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Transcription complète

On est parti pour un 6e épisode de Sans  contrefaçon. C'est un plaisir incommensurable.   Je commence par des mots compliqués d'être avec  vous. Je suis aujourd'hui avec monsieur Calix.   Est-ce que tu peux te présenter pour les auditeurs  ? Et bien bonjour. Bonjour Clovis. Alors moi c'est   c'est Calix.

Je suis j'ai dans dans dans les  veines, j'ai pas du sang, j'ai de la magie,   de l'illusionnisme, du mentalisme. Euh vraiment,  je suis tombé dedans quand j'étais petit. Donc   je suis magicien basé à Lyon et je travaille  pour majoritairement pour les entreprises en   événementiel d'entreprise. Impeccable. Bah moi,  je suis je suis très client de magie et surtout   de mentalisme. Je trouve ça fascinant.

On va on  va y revenir mais on va essayer de retracer ton   parcours de manière chronologique, ta vie, ton  œuvre. Alors, commençons par le commencement.   Tu as grandi où ? Quand, comment, dans quelle  famille ? Alors, je suis ici d'une famille de 5   euh dans La Nièvre en Bourgogne. Euh famille  famille, j'ai vécu longtemps dans une cité.   J'ai vécu dehors. C'était les c'était l'époque  où on avait pas les téléphones portables.

Donc   si tu voulais rencontrer du monde, bah il fallait  descendre et hurler en bas de de la fenêtre. Tu   descends. Il a déjà une cité en Bourgogne. On a  du mal à envisager mais avec du vin non. Le nom   Neuver est connu plus pour la faillance de Never  et donc j'ai vécu j'ai vécu ici. Donc une enfance   une enfance a joué énormément dehors.

Un enfant  hyper timide. hyper timide, je devenais tout   rouge dès qu'on dès qu'on me regardait. Petit,  impossible de parler avec des d'autres personnes   que mon cercle d'amis. Euh voilà d'où je suis.  Donc je voilà, j'ai je viens de fêter mes 43 ans.   Euh ça fait bizarre. J'aimerais bien dire tu les  fais pas mais il est gentil. Il est gentil. Ouais   43 ans et j'ai rencontré la magie.

Peut-être qu'on  allait y revenir mais à l'âge de 13 ans. Et alors,   je crois que ça euh raconte-nous cette découverte  et ce que ça a changé dans ta vie. Alors, j'étais   comme je t'ai dit, j'étais enfant hyper timide,  hyper réservé euh tout le temps dehors à bouger   parce qu'il il me fallait j'avais une bonne dose  d'énergie quand même. Euh et puis j'étais toujours   j'ai toujours été fan en fait de tout ce que je je  ne captais pas, tout ce que je ne comprenais pas.   Donc ça veut dire l'hypnose, ça veut dire  la magie, ça veut dire même l'ésotérisme,   euh la la mémoire de l'eau. J'avais lu des livres  là-dessus et j'étais convaincu, alors je sais pas   si c'est réel ou pas, j'étais convaincu que l'eau  avait une mémoire et je me suis mis là-dedans,   je me suis mis ça. C'est c'est J'avais quoi ?  Ouais. 13 ans je pense.

Euh mais c'est-à-dire   tu trouvais des bouquins, tu regardais des  trucs niches sur la télé. OK. Fasciné par   les livres euh fasciné par les livres, mais aussi  fasciné par tout cet univers en fait qui euh qui   me faisait rêver. Finalement, je me disais je me  disais "Bah tiens, si ça se trouve, il y a il y   a une autre réalité que la réalité dans laquelle  on vit." Et et ça ça me fascinait comme enfant.   Tu te dis "Bah ouais, OK, il y a les Disney, OK,  il y a ça, mais peut-être qu'en fait là, il y a   un être qui est à côté de moi et que je vois pas  et comment je peux rentrer en relation avec lui   Donc spiritisme et tout et et tout ça hein. Donc  avec les verrs qui bougent. Euh donc j'ai toujours   été fasciné un peu par ces ces ces univers là.  Et un jour euh un jour j'avais j'avais donc 12   ans.

Mes parents rencontrent un voisin de mon  grand-père et ce monsieur il fait disparaître   une pièce. Moi, j'avais 12 ans. Donc je comprenais  pas comment c'est possible quoi. L'objet est là,   l'objet est plus là. Qu'est-ce qui se passe  ? Et et comme un bel enfant de de 12 ans,   bah je l'ai collé et je lui dit "Bah tu pars pas  d'ici tant que je comprends pas en fait." Et il   m'a dit "Bah attends, tu veux tu veux comprendre  ?

OK, c'est bien ton âge, je vais te montrer un   petit tour facile et et si tu sais le faire après  je vais je vais t'en montrer un second et cetera   et cetera." Et et moi, j'étais là en train de le  taner. Je veux savoir, je veux savoir. Et donc,   il me montre un petit tour simple. Et euh et une  semaine après, je savais mieux le faire que lui   et il s'est dit tiens, lui il a l'air quand même  intéressé, obstiné aussi. Et de là, il m'a montré   la disparition de la pièce et alors là, mais j'ai  passé un temps dessus énorme. Et pareil, il a vu   que j'étais hyper intéressé, je lâchais pas le  truc.

C'était c'était un été. Et à partir de là,   les vanes étaient ouvertes et tu as cétait bouffé  tout ce que tu pouvais en magie en en émission.   à l'époque de pour avoir une c'est c'était  l'époque des VHS euh et les VHS pour en avoir une   à l'époque c'était ça coûtait plus d'une centaine  d'euros à l'heure à l'heure actuelle. Euh donc moi   j'avais aucun moyen de me les acheter. Et donc lui  me il me passait des catalogues de de magie. Ça   s'appelait Magix à l'époque, c'était à Strasbourg.  Et j'étais à la loupe en train de lire l'énoncé   pour voir si je chopais pas un mot dans un scan  d'un livre, d'une photo d'un livre. Ah ouais,   j'étais j'étais à fond.

Et tu avais des des  modèles, des référents genre à la télé, il y en   avait des de la magie à l'époque j'étais très bah  à partir de ce moment en fait, je ne lâchais plus   la magie. Dès que je voyais quelque chose, dès  que j'entendais quelque chose à la bibliothèque,   j'étais toujours au rayon enfant à prendre des  tons de magie euh même chez les grand et donc   j'ai épluché tout ce qui tout tout ce qui était  en euh facile d'accès pour moi et donc la télé   et et l'époque c'était Gérard Majx mais ça a été  plus Bernard Billy chez Tokuen j'étais vraiment   fan et le grand Sylvain Mirouf alors lui c'est  pareil il a été il a était moteur pour beaucoup   de passionnés de magie. Après, il a fait des  magazines. Il passé tous les soirs à Studio   Gabriel. Donc tous les soirs, j'étais là en train  avec le magnétoscope à l'époque d'enregistrer et   je passais ma soirée à passer seconde par seconde  voir si j'étais capable de voir un micr mouvement,   capter une méthode. Alors souvent ben j'en  avais pas et mais ça me faisait rêver en fait.   tu avais ce côté-là recherche et développement,  essayer de creuser le côté escape game euh qui   qui moi ben du coup ça me ça me passionnait et  comme j'étais j'étais un enfant très timide et   bien je restais souvent je sortais beaucoup avec  les les copains.

Mais à partir de là, je restais   quand même beaucoup dans ma chambre à essayer  d'éplucher en fait tout ça et ça m'a mes parents,   je rentrais de l'école, j'étais je rentrais dans  ma chambre, j'étais avec mon jeu de ces jusqu'à   jusqu'au au souper, jusqu'au dîner et puis après  je recommençais et c'était c'était Et tu as fait   tes premières scènes dans la foulée vers l'âge de  16 ans je crois dans des festivals ? Ouais. Oui,   j'ai commencé après je suis rentré dans un club  un club de magie niverné à de verre avec de des   des grands magiciens et euh et de là ben il  a fallu sortir un peu de sa zone de confort.   L'enfant hyper timide, ben il y avait le gal de  fin d'année, il fallait le faire. Donc moi, je   devenais tout rouge, enfin j'étais mal, les mots  de ventre et je me mettais à un objectif qui était   énorme à maîtriser des techniques pour ce pour  ces représentations et arrivé devant les les gens   le jourg J, bah j'étais tout tremblant, tout vo  les gens voyaient tout mais tu avais le gamin de   14 16 ans qui tentait donc ils étaient plutôt ah  c'est il est mignon, il est mignon, il essaye. Et   puis et ouais vers 14 16 ans j'ai fait ça. Ouais.  Et c'est le comment dire c'est ta passion prenait   le dessus sur ta timidité pour faire ça en gros.  Ben en fait la magie c'est un domaine très vaste   qui prend à plein d'autres domaines et donc ça  prend beaucoup du théâtre, ça prend beaucoup du   cirque et comme le comme le théâtre en fait quand  tu quand tu es magicien, tu as beau être timide   et bien en fait tu as ton masque de magicien qui  que tu mets et tu n'es plus toi en fait tu es toi   version magicien et là tu peux te autoriser pas  mal de choses. tu peux faire croire aux gens que   tu es capable de leur lire dans leurs pensées et  les gens acceptent et donc tuas tu as ce masque   qui fait que bah ta timidité tu la mets un peu de  côté.

Alors, tu as toujours la boule au ventre,   tu as toujours ce côté timide qui te freine, mais  quand même ça ça t'ouvre, ça t'ouvre des portes,   ça t'ouvre. Là, je suis aussi un ancien grand  timide et maintenant je suis beaucoup je suis   un peu trop à l'aise même. Donc euh comme quoi  ça comme quoi si s'il y en a qui nous écoutent   euh c'est pas gravé dans le marbre, ça peut ça  peut évoluer. Puis là tu as un masque. Là tu   as le masque de testeur. Tu as le masque mais je  saurais pré dire si j'ai un masque c'est moi à 90   % on va dire c'est moi en version censurée quoi en  gros.

Mais et là c'est à ce moment-là c'est juste   une passion débordante. Tu imagines pas en faire  ton métier ? Non non, je je sais que c'est dans   mes tripes là. À partir de ce moment euh au au je  l'ai su tôt, au bout de d'un ou 2 ans, je me suis   dit bah tiens, c'est euh ça ça c'est le truc qui  me plaît en fait. Et et depuis c'est ça devient   obsessionnel, ça devient euh ça devient presque  une drogue en fait. Si si un jour une journée, je   ne parle pas de magie mais mais je suis pas bien.  Tu saoules tout le monde avec ça ?

Alors tout mon   oui et non. Alors j'en parle tout le temps. Ça  fait partie de moi. Il y en a de partout chez   moi. Il y a toujours un jeu de cte. Euh quand je  m'ennuie euh bah j'ai un jeu de cartes, je voilà,   je triture le jeu même pendant que je fais euh  je gère mon entreprise, je fais des des calls,   ben je suis là avec mon jeu de cartes, donc euh  ils entendent au téléphone mais euh mais je suis   je suis je suis toujours avec et euh et oui,  c'est dans mon sens.

Et à la fois, un moment,   je me suis posé la question, j'avais je pense  une 18 20 ans, je me suis dit "Mais attends, ça   te prend quand même pas mal pas mal de temps. Euh  c'est quoi l'objectif en fait derrière ? Est-ce   que tu passerais pas sur autre chose comme au  font euh beaucoup d'ados ?" et et je suis vite   revenu revenu parce que je me suis rendu compte  qu'en fait ça m'apportait tellement la preuve je   maintenant je suis à l'aise devant un public de  400 500 personnes. Voilà, tu as toujours la boule   de stress au début parce que tu as l'envie de  bien faire mais après une fois que tu es lancé,   c'est bon. Donc ça ça m'a appris beaucoup sur le  développement personnel, sur comment rentrer dans   un groupe, comment être capable de discuter  avec des gens et créer une relation très peu   de temps. Euh donc ça tu penses que sans sans ta  rencontre avec la magie, tu serais resté un grand   timide toute ta vie ?

Euh ouais, possible. Ouais.  Ouais. Possible que qu' ait pas eu cette ce masque   qui m'aide et qui au final j'arrive à enlever ce  masque euh pour être le pour être moi en fait. Bah   moi ça a été l'alcool donc qui m'a aidé. Ah ben  chacun je plaise. Mais raconte-nous l'aprèscée.   Tu as commencé des étude de chimie je crois.  Exactement.

Alors le lycée, l'école pour moi,   ça a toujours été une mauvaise pas une mauvaise  rencontre mais on s'est jamais compris euh l'école   et moi. Euh je pense que j'étais pas adapté au  système en fait simplement. Euh donc j'étais   toujours au fond de la classe. J'étais le timide  qui essaie d'exister en faisant que des conneries,   on va être clair. Euh donc j'ai redoublé trois  fois. Euh ah oui, j'avais j'avais des notes,   j'étais mauvais en orthographe, j'étais hyper  mauvais en en histoire géo, ça ne m'intéressait   pas. il y avait que les maths où où ça allait et  euh et la chimie et la physique.

Donc c'est pour   ça que je suis je suis allé euh vers ça dans dans  cette filière. Mais oui, j'ai j'étais l'école pour   moi ça ça a été très compliqué mais c'est à partir  de 18 ans où là je me suis mis dit mais attends   euh tu sais que enfin non même pas j'avais plus  de 18 ans puisque j'avais renouppelé trois fois   euh c'est au moment du bac où je me suis dit bah  écoute après tu vas faire quoi en fait et là et là   je me suis dit mais en fait travail et euh et en  fait j'avais les capacités tous mes profs euh sur   tous mes bulletins c'est a la capacité mais ne est  curieux mais ne fait rien. Et et puis de là après   je je me suis mis dans la chimie à fond. J'ai fait  une un bac+ 3 en chimie. J'ai travaillé en RD chez   chez des grands groupes total. Euh ce que tu mets  dans ton moteur, tu arrives tu arrives à Lyon en   2006, c'est ça ?

Et pour financer tes études, tu  fais des tours de magie dans les rues touristiques   de Lyon, ce qui doit être l'enfer sur terre  pour un pour un timide, j'imagine. Ouais, ouais,   ouais. Euh je vois, tu es bien renseigné. Bravo.  Ah ! C'est un métier hein. C'est pas le mien mais   c'est un métier hein.

Ah je effectivement  je suis arrivé à Lyon en fait parce que je   suis passé par Clermont où là j'ai rencontré de  vrais professionnels de la magie des des gens qui   vivaient de de cet art. Et là, j'ai j'ai pris un  boost en magie mais comme pas possible quoi. J'ai   vraiment pris un gros niveau et je me suis dit bah  il faut quand même une grande ville euh au moins   touristique comme ça. Au pire tu fais de la magie  dans la rue. Euh parce que j'ai appris en étant à   Clermont avec un un magicien s'il regarde, je lui  fais coucou, c'est Orio. J'ai Il s'appelle Orio,   lettre facile à se rappeler.

Ori quatre lettres.  O R I O quatre lettres. Orio comme la comme la pub   là comme la pub c'est une pub pour de l'eau qui  s'appelle Orio Kak c'est dire e non il s'appelle   j'ai crisais ça cétait ça la blague en fait non  il y a pas de van il s'appelle vraiment Orio et   et avec lui en fait on partait dans faire du  du off dans des festivals. Donc on arrivait on   posait notre valise par terre et là on faisait des  cercles et le but c'était de gagner de l'argent   au pourboire. Donc euh comme tu peux voir, c'est  pour un enfant timide, tu l'as tu l'as dit, c'est   hyper compliqué. Et mais moi j'ai j'adoré en fait.  J'ai toujours adoré et encore maintenant sortir de   ma zone de confort. Si je reste dans ma zone de  confort, je m'ennuie et quand je sors de ma zone   de confort, c'est là que j'existe.

Et parce que ce  que tu faisais dans les rues pour expliquer, c'est   comme les en gros les recruteurs de don pour une  assos qui disent "Excuse-moi, tu as 2 minutes pour   action contre la fin." Là, tuis excuse-moi, tu as  2 minutes pour un tour de magie. Exactement. Oui,   au début tu en arrêtes un ou deux. Alors, il y a  différents arts dans la rue. Il y a le busking,   c'est-à-dire tu fais de la magie pendant 8h,  les gens viennent, tu leur fais de la magie,   ils mettent ils mettent un pourboire, ils s'en  vont et tu recontin continues. Et nous, on était   plutôt dans le plus côté théâtral où tu arrêtes  des gens, tu formes un cercle et là tu pars pour   une demi-heure, tr quart d'heure de chaud et à la  fin tu as un gros chapeau.

Quand tu vas à Vignon,   bah c'est ce que font beaucoup les danseurs. Très  peu de magiciens mais c'est ce que font beaucoup   les danseurs. Et le but c'est que à la fin de la  journée, tu peux te faire de de sacrés de sacrés   chapeau. Tu peux partir avec 300 500 € la journée.  Et à ce moment-là, c'est ton job étud encore ? Ah   oui oui oui oui. Là mes parents, je suis issu  d'un milieu modeste et n'avait pas d'argent   pour me financer les études et l'appartement et  tout ça.

Donc euh donc je me suis servi de ça   pour pour en fait me mettre un coup de pied aux  fesses pour aller dans la rue gagner de l'argent.   Ouais. Ouais, c'était une nécessité. Alors, ouais,  c'était une nécessité parce que j'en avais besoin   pour manger et puis payer le loyer. Mais à la  fois, c'était céit un argument pour me forcer,   c'est si je le je le faisais pas, je mangeais  pas. Donc du coup, j'étais presque obligé,   je m'obligeais à aller dehors et c'était c'était  c'était la la rue Mercière et je l'ai fait en long   large en travers et les gens étaient là pour  manger, boire, pas pour voir un magicien. Donc   tu avais un petit jeune qui est arrivé et là tu  as 4 secondes pour te faire accepter à la table.   Il faut qu'il se disent "Ah il est sympa.

Ah j'ai  envie de passer un moment avec lui." Et une fois   que c'est que c'est installé là tu peux commencer  à faire à faire ton spectacle et à la fin il faut   savoir demander de l'argent sans sans tendre la  main. Donc faire passer des messages et à la fin   ils comprennent. Et et le soir, je repartais  avec 50 100 €. Et ben tu multiplies ça par un   nombre de jours. J'ai allé deux trois fois par  semaine. Bon, ça payait le loyer quoi.

Et alors,   raconte-nous le virage de c'est ton job étudiant  à c'est ton job tout court ou là il a c'était   c'était pas un virage là, c'était c une longue  courbe. Non, en fait je j'ai travaillé après   dans dans la chimie hein. Donc j'ai développé ce  que tu as dans ta voiture, l'uré que tu as dans   ta voiture, la diblue. J'ai travaillé dessus,  j'ai travaillé dans la vallée de la chimie.   et toujours en recherche et développement  parce que la routine ça m'ennuie comme je t'ai   dit hein. Moi c'est si je sors pas de ma zone de  confort, si je fais toujours pareil, je m'ennuie.   Et bien j'ai travaillé beaucoup en développement  et euh sur sur plein de choses sur sur des   biocarburants. J'ai travaillé sur du silicone,  j'ai travaillé dans dans plein de domaines et   euh et en parallèle je me voyais pas travailler de  nouveaux tours, mettre en place des nouveaux tours   sans euh sans bah me confronter au vrai public.  Donc j'ai toujours fait un peu de restaurant   depuis que je suis à Lyon, depuis 2006 et j'avais  deux à trois restaurants par semaine.

Donc j'avais   un métier la journée et le soir je partais,  j'allais faire le yuk à l'école. Faut être déter   quand même. Comment faut être déterre quand même  ? Parce que c'est épuisant à la longueur, c'était   épuisant. Euh m'accompagne donc depuis ça fait  plus de 20 ans qu'on est ensemble. Donc déjà à   l'époque euh elle venait, j'avais pas de voiture.  Donc ça veut dire que c'était elle qui m'emmenait   au restaurant et à 23h elle venait me chercher.  Donc moi j'étais des terres.

Mais je te parle   pas de madame. Et tu devais convaincre quelqu'un  d'autre en plus. Ouais ouais. et et et donc à je   faisais trois restaurants et là l'objectif c'était  vraiment de de tester de nouvelles choses euh de   tester des principes parce que la magie il y  a beaucoup de principes psychologiques, il y   a beaucoup de principes euh beaucoup de méthodes.  Donc je testais ça, il y avait pas que les tours,   il y avait l'envers du décor. Donc trois fois  par semaine et puis après de là bah forcément   des prestations tombées et je me suis lancé  à 100 % en 2019 et avant je j'avais un métier   le dernier que j'avais poste le dernier poste  que j'avais j'étais chez Bureau Verita c'est un   bureau de contrôle et j'allais en Savoie j'allais  j'allais un peu partout en France donc j'avais   mes déplacements d'hôtel je revenais je mettais  le costume et j'allais faire les restaurants et   j'allais faire les prestations. Et ça te plaisait  quand même ce job alimentaire ? Ah oui ouais,   ça me plaisait énormément parce que c'était pas  Runigier.

J'allais dans des entreprises, je posais   des questions, je m'intéressais à leur métier de  lieu, donc ça m'a beaucoup enrichi. Euh mais bah   tu vois jamais ta femme en fait, tu vois jamais  tes enfants. Et là, j'avais déjà des enfants. Et   et à un moment, on s'est posé la question quand  tu travailles la journée et que le soir tu as un   deuxième métier où j'avais assez de dates pour  passer intermittent, on s'est posé la question   qu'est-ce qu'on fait ? Ben oui, parce qu'en 2019,  tu étais déjà bien implanté dans le milieu. Tu   étais déjà au au Lour Rudbide, au euh au Parc OL,  tu étais euh parce que tu fais ça dans les loges   des du VIP.

C'est ça. Ça c'est ça exactement. Euh  avec Lou Rugby, on travaille ensemble depuis 2013,   donc ça fait 13 ans et Coupeama Stadium 2016.  Oui, c'est ça. Dès qu'il est sorti de de terre,   il y avait eu la la coupe d'Europe et directement  j'ai fait de la magie de la magie lors de la coupe   d'Europe. Donc c'était pas pour l'OL. Il il louait  les murs, c'était tout.

Et puis après, j'ai je   suis passé dans les loges à l'OL. Et c'est un bon  public ça, les gens qui qui boivent du champagne   et qui bouffent des petits fours comme ça, ils ont  envie de voir de la magie. Les gens là à l'OL, il   y a il y a deux types de profil. Il y a des gens  qui viennent et qui veulent passer un bon moment.   Donc là, ils sont en mode spectacle, ils sont  en mode match. Le match, c'est un spectacle. Et   euh et tu as le un autre profil de personnes qui  sont là pour faire du bis du business.

Alors toi,   tu arrives e choisissez une carte. Bah qu'est-ce  qu'il te dit ? Ils sont contents. Ouais. Non,   ce groupe là, ils sont pas très contents parce que  là, ils savent que en fait, ils son tu es en train   de les couper dans une conversation business.  Ils sont là et ils te connaissent pas et ils se   disent "Mais attends, un magicien, certains ont  même l'image un peu poussiéreux du magicien." Et   donc c'était c'était assez complexe et tu en avais  d'autres où tu arrivais et c'était "Allez, vas-y,   fais explose-nous quoi, vas-y, fais-nous rêver."  Et là, c'est génial. Est-ce que j'ai beaucoup   apprécié dans dans cette expérience dans les loges  plus que les salons parce que tu as les loges qui   sont à l'étage et tu as les salons où tu as 300 ou  500 personnes et les loges en fait tu arrives dans   des petits appartements donc tu ouvres la porte  personne te connaît et tu dois rester 7 minutes.   Et donc là ça veut dire que tout de suite il faut  Ah, c'est qui ?

Qu'est-ce qui pour qui c'est ce   monsieur ? Euh il faut te faire accepter. Il faut  que les gens acceptent de voir du spectacle. Euh,   il faut il faut tout de suite envoyer du lourd en  très peu de temps et à chaque fois bah tu réouvres   la porte et il faut recommencer le boulot quoi.  Donc ça, moi j'ai beaucoup apprécié parce que   c'est ça te fait travailler en fait et c'est ce  que j'explique un peu dans dans mes team building   et et conférences, comment se faire accepter des  gens en 15 secondes ? parce que là tout de suite   euh tout de suite il faut que les gens ils on ils  aient envie de te voir, ils aient envie de passer   un moment avec toi et là tout à l'heure tu vois,  on on a passé un petit moment avec toi et et toute   la grosse équipe qui a derrière euh mon staff le  staff et là l'idée on a eu très peu de temps et   en très peu de temps, il fallait bonjour, comment  ça va ? Il fallait s'accepter, on se connaît pas   donc et tu nous as fait un tour de mentalisme qui  a fonctionné donc ça nous a bluffé. Ah bah tant   mieux.

Et euh et oui tout de suite en en très peu  de temps, il faut il faut refaire le le travail à   chaque fois. Et mais j'adore ça quand tu euh quand  tu fais du networking quand tu es entrepreneur.   Moi, j'adore ça parce que c'est hyper complexe.  Tu es là avec ta flûte de champagne et tu te dis   bah il faut que j'aille discuter avec des gens, je  les connais pas. Qu'est-ce que je fais ? Qu'est-ce   que je fous là ? J'ai qu'une envie, c'est  d'être devant Netflix avec madame et le chat.   Donc moi j'ai adoré j'adore cette expérience  et s plus fort. On on a surtout parlé magie   mais parlons un peu mentalisme parce que bon la  magie tout le monde voit à peu près ce que c'est   mais comment tu définirais le le mentalisme pour  les gens qui connaissent rien ?

Alors il y a le   mentalisme pour moi et c'est une branche de la  magie. Souvent les magiciens euh arrivent tôt   ou tard dans le mentalisme. Il y a je très je  connais très peu de cas où ils commencent ils   sont mentalistes euh parce que la on utilise en  fait dans le mentalisme les mêmes techniques à   la fois pour tromper les gens, les trucs on va  dire euh des magiciens, mais aussi beaucoup la   psychologie qui est utilisée en magie. Donc si tu  es si tu es bon magicien, il y a de fortes chances   que tu sois assez bon mentaliste. Mais c'est quand  même plus psychologique que la magie, non ? Alors,   il y a oui, il y a une part de une part de de de  de comment de psychologie parce que là à la fin   bah il y a un livrable qui n'est pas toujours  le même.

Il y a il y a un livrable où on sait   pas vers quoi on va et en fonction des gens que  tu as et ben ton tour de mentalisme de magie va   être différent. Alors que le tour de magie, bah  à la fin on sait que le lapin, il va apparaître.   Je parle du lapin, mais même si plus personne  ne fait ça, mais tout le monde a l'image. Euh,   on sait qu'à la fin la carte tu vas la retrouver  ou les gens ne le savent pas mais ils vont un jeu   de carte, ils savent que tu il y a une carte qui  va être perdue et elle va être retrouvée. Alors   que le mentalisme, ils ne savent pas. Et toi,  en tant que magicien mentaliste et bien tu as   tu as un peu plus d'ad d'adrénaline justement  parce que ça va être différent à chaque public.   Donc c'est c'est c'est un peu ce qu'on aime  et j'avais une idée et elle est partie et elle   reviendra et je te je te dis je t'interrou c'est  en ça que c'est plus intéressant le mentalisme   c'est que c'est propre à chacun c'est alors  que la magie c'est le même spectacle pour peu   importe le public. Ouais exactement.

Il y a il  y a des choses en mentalisme, des bases qui sont   qui sont les mêmes et on sait où on va mais  en magie, moi si je fais mon tour de carte,   je sais exactement à la seconde pré où les  gens vont rire. Je sais où ils vont regarder,   je sais comment ils vont se regarder entre  eux. Je sais je sais quelle van fonctionner,   quelle vanne ne va pas fonctionner. Je connais le  rythme et et je reproduis. ce qui est compliqué   parce que du coup tu as plus ce côté adrénaline  et tu es en mode robot et ça c'est moi je déteste   ça. Donc à chaque fois pour te donner un petite  anecdote, je travaille avec des magiciens. Euh   j'ai j'ai j'ai des copains magiciens et puis et et  je les prends sur des spectacles où on peut être   plusieurs.

Et là en fait on se donne des défis au  début. Ça va être des fois juste placer un mot.   Tiens, aujourd'hui, tu vas dire mon courgette  trois fois. Personne va le vérifier. Moi, j'irai   pas vérifier puisque je travaille au même moment.  Mais le fait de toi de te forcer à à mettre   quelque chose qui qui a rien à faire là, bah tu  as tu as tout tout l'esprit, la créativité qui   va se mettre en place et tu vas pas être en mode  trop beau. Et justement, tes collègues magiciens,   tu les vois comme des collègues ou comme des  concurrents ? Alors, j'aime les courgettes.

Euh,   ça y est, je l'ai dit. C'était discret en plus.  C'était discret. On l'a pas entendu. Euh alors,   on est on est à la fois on est on est à la fois  copain, à la fois on est concurrent, à la fois   on est collègues. Après ça reste comme n'importe  quel métier. Tu as des affinités avec certains   plus que d'autres.

Euh tu as le côté humain et  souvent euh alors quand on se voit par contre,   tu as l'impression de de voir des des des gamers  euh de World of Warcraft qui font que ça toute la   journée, des bons geeks qui ne parlent que de ça.  Et tu as vu le dernier machin et tu as vu, j'ai   acheté ça, ça fait ça fait plus de 30 ans que je  fais de la magie et j'achète tous les pas tous les   jours j'achète beaucoup de nouveautés alors que je  sais très bien que je vais pas les utiliser mais   c'est voilà voilà un peu nos discussions et après  on va parler de tout ce qui va être psychologique.   Tiens, j'ai testé ça, j'ai testé cette phrase,  j'ai testé ce tour. Bah essaye parce que ça marche   en fait et donc on se donne des petites des petits  secrets est-ce que il y a comme dans le standup,   il y a des embrouilles de ça c'est mon tour,  tu me l'as volé par exemple. Oh oui, énormément   énormément. Surtout dans la le milieu de la  création. Donc je crée des tours de magie aussi.   Euh et là tu as toujours euh bah moi je l'ai sorti  avant toi. Non moi euh j'ai et et en fait il y a   pas beaucoup de preuves.

Il y a pas de brevet,  on peut pas déposer une idée. Une idée reste une   idée. Mais par contre ça va être au premier qui  va sortir l'idée. Par exemple, j'avais sorti un   tour euh qui s'appelle qui est autour du parfum,  je pas donner le nom, qui est autour du parfum que   justement je comme je t'ai dit David Copperfield  a acheté. C'est celui-ci qui il a adoré parce que   c'est un univers qui sort du côté visuel de  la magie. Tu peux le faire à des aveugles,   tu peux le faire à des gens les yeux fermés et  là, il y a personne qui m'a dit "Bah non, OK, non,   ça existe." Alors que si tu commences à sortir  un tour de cartes, bah là tu vas avoir euh eu la   la communauté de T qui va dire "Eh mais non euh ça  existe déjà ce il y a un syndicat ou quelque chose   euh une assaut ou il y a une association, il y a  une fédération euh française de de magiciens, des   artistes magiciens euh mais leur rôle c'est pas de  de de faire la police si tu veux.

Ça va être plus   nous la communauté en fait, on est on connaît les  tours qui sortent, on connaît les tours des autres   et puis euh puis après chacun met le curseur où  il veut. Moi je suis donc de la chimie, de la   recherche et le développement. C'est normal de de  de s'inspirer de de tout plein de milieux en fait.   Et là dans la magie, bah si tu veux sortir un  tour qui va faire, je sais pas que la la carte   va apparaître sous la main des gens alors qu'il  y avait rien avant, et bien avant tu vas acheter   tous les tours de cartes qui apparaissent à un  endroit et après tu vas dire "Bon ben alors voilà,   je je suis passé par-ci par cette méthode et  euh et voilà pourquoi j'en suis arrivé là."   Et alors de 2008 à 2015, il y a une série qui  cartonnait sur TF1 qui s'appelait Mentalist qui a   popularisé un petit peu le mentalisme, j'imagine.  Alors moi, j'étais gamin mais j'adorais. Et alors   pour les encore plus jeunes que moi, c'était le  personnage principal, c'était un consultant qui   aidait la police à résoudre des meurtres grâce à  ces dons de de mentalisme. Et c'était en gros bon,   vous êtes gratté le sourcil droit pendant  que vous parliez, donc vous mentez sur   votre albi. Donc vous l'avez tué.

En gros,  c'était ça. Et est-ce que selon toi, c'est   crédible un personnage qui a une telle capacité  de déduction ? Parce que j'avais beau être gamin,   des fois je me disais voà c'est un peu gros quand  même. Oui, bien sûr. Bah c'est c'est renoncé hein. Alors oui, je dirais oui.

Plus tu as  de connaissance, plus c'est facile de   faire des ponts et et plus les gens disent  "Ah mais tu es mentaliste euh plus plus tu   connais de domaines différents et c'est  et ça c'est ça vient avec l'expérience.   Certains experts, tu leur tu leur parles d'un  sujet, bah boum, ils vont ils vont donner euh   plein de choses sur ce sujet. Tu vas leur montrer  quelque chose. Ah bah oui, là ça se passe comme   ça. Et et et oui, j'en suis convaincu. Après  là, c'est un peu romancé. C'est bien sûr,   il faut que ça fasse de lundi math et mais par  contre ça a permis aux gens de de s'habiller un   peu comme ça.

Tu vois les mentalistes maintenant  ils s'habillent tous comme ça. Tu es obligé sinon   tu es pas mentaliste. Et ça par exemple ce look  tu l'as tu l'as travaillé parce que tu as un petit   nœud papillon, tu as un petit costume, les cheveux  un peu en bataille. Tu l'as tu l'as travaillé ce   look pour pour ton image scénique ? Oui oui oui.  Alors, je me suis beaucoup intéressé au personnel   branding, euh tout ce qui va être la marque  personnelle, ça c'était même bien avant Facebook   des des des dès l'apparition des sites internet  et je m'intéressais beaucoup à ça. Et il y a un   livre aussi qui m'a beaucoup aidé dans mon dans  mon business, c'est Lay Londes.

C'est un livre sur   comment parler à tout le monde. Et moi qui étais  timide, ça m'a beaucoup été utile. Et en fait,   elle parle à un moment, il y a un chapitre sur  avoir un objet qui est différent. Avoir un objet   où les gens tout de suite ils viennent vers  toi, "Ah, c'est sympa ce badge, pourquoi tu   as ce badge ?" et tu as même plus besoin d'aller  les voir, c'est eux qui viennent à toi. Et moi,   le côté lunettes original, euh j'ai toujours  eu des lunettes. J'aimais bien les lunettes qui   changaient de couleur, j'aimais bien et j'ai tu  les accordes à tes vêtements.

J'ai adoré ça. Et   puis à un moment, j'ai commencé à passer à des  lunettes posées comme ça et puis je suis parti   sur ce type de lunett. Pourquoi ? c'est que dans  une soirée, il y a toujours quelqu'un qui vient   me voir. Sont sympas vos lunettes et juste ça ah  ben merci, c'est sympa, vous voulez les essayer et   voilà, tu as un lien avec cette personne et vous  vous faites quoi ? Vous pourquoi vous intéressez   aux lunettes ? Vous travaillez dans ce milieu ?  Vous faites quoi dans la vie ?

Et bla et là c'est   parti. Donc oui, ce ce look euh le le lunettes,  le le look d'une pape, je veux en fait qu'on me   repère comme ça le le bleu. Pourquoi ? Parce  que c'est le la charte ma charte graphique,   elle est elle est avec ce bleu et j'adore ce bleu.  Et quand on me voit, on se dit "Ah mais attends,   lui je l'ai déjà vu quelque part et je veux que  en fait ça se grave en fait." Et dans la vie,   dans le privé, tu t'habilles aussi comme ça ? Ah,  je suis sur V Casket moi. Non, dans la vie privée,   mais vraiment je suis je je suis euh je suis  cool, quoi.

Je suis en Je suis en d'accord. Ouais,   ouais, je suis en je suis beaucoup en jean mais  oui, je suis pas toujours en costume trois pièces.   Et par rapport à ça euh selon toi, à quel point  la personnalité du magicien, elle participe au   succès d'un spectacle de magie ? Parce que pour  citer un exemple, Éric Antoine qui est peut-être   le magicien français le plus connu, c'est plus  limite un showman qu'un qu'un magicien en vrai.   Et d'ailleurs, il monte plus sur scène. Il est  que animateur télé maintenant. Oui, il est encore,   c'est chaud, il est encore connu mais maintenant  il fait des conférences en entreprise, il fait pas   mal de choses et il fait euh présentateur  mais euh sur M6 en tant que présentateur,   il fait très peu de tours. Tu vois rarement faire  un tour.

Et en fait euh lui il est il est issu   d'une du monde magique mais aussi du théâtre. Et  je pense que un bon magicien ou un bon mentaliste,   c'est pas quelqu'un qui reste verrouillé dans  son domaine. Euh même si je le suis hein,   je j'ai ça dans les veines, je ne pense qu'à  ça. Par contre, je m'intéresse au théâtre,   je m'intéresse au cirque, je m'intéresse à la  prise de parole en public, je m'intéresse à plein   plein plein de choses. Et c'est ça qui nourrit en  fait ton spectacle. Je m' Tu parlais du standup,   j'ai fait du standup et je fais du standup.  D'accord.

Et je m'intéresse à ça. Pourquoi ? Parce   que quelque part, c'est relié quand même à cet  univers. Mais ça te permet toi de mettre une   petite brique et d'être d'être différent euh sur  scène. Donc oui, la personnalité est importante,   mais après tu peux aussi très bien te faire ton  masque et quand tu es en public, bah tu es euh   tu es là. Ce qu'on dit chez les magiciens, c'est  qu'on est nous version XXL, version boostée.

Donc   c'est toi dans tes réactions mais boosté, tu es  pas Et je crois à ce même titre, je crois que   Jeff Panaclock aussi le ventrilock, il a commencé  sur scène en tant que magicien. Exactement. Si   je dis pas de conneries, je crois. Ouais. Ouais,  c'est ça. À la base, il était magicien.

Il était   plus magicien que Vriloc en fait. C'est c'est ça  a débuté avec une connerie euh chez Magic Dream,   une boutique parisienne. Et pourquoi il s'appelle  Jean-Marc ? Parce que le le vendeur de la boutique   à l'époque s'appelait Jean-Marc et il avait il  avait cette peluche et il jouait avec. Il a acheté   un livre sur la ventriloki, il a commencé et puis  en fait il a il a travaillé, il s'est rendu compte   qu'il avait ce je dirais pas ce don mais cette  facilité. Et de là, il est parti là-dedans.

Et   là encore dans les milieux magiques, il est nous  il est connu aussi comme magicien. Donc quand on   le voit, on va parler plus peut-être de magie que  devant Triloki alors que c'est quand même son son   gros business. Ben je sais à peu près limité si  on coupera si c'est de la merde. Vas-y. C'est   électronique. Je l'ai ou pas ?

Attends. Attends,  je le fais. Vas-y. Salut Tric. Ben voilà, tu vois,   ça marche pas. C'est non, c'est très bien.

On  va la garder. Alors, tu as monté une boîte qui   s'appelle événement magique. Raconte-nous en  quoi ça consiste, ce que ça implique. Alors,   événement magique, c'est pour ça qu'il y a il  y a magique dedans, c'est la colonne vertébrale   vraiment de de mon entreprise. C'est le le  tron de l'arbre. Et euh mais je je voulais   pas l'appeler Calix magicien, je voulais pas  l'appeler Calix mentaliste.

Euh elle s'appelle   événement magique parce qu'elle a pour vocation  de de de rendre un événement magique mais au   sens large du terme. Quand tu ajoutes des flir  bartender, bah ça devient magique tout de suite.   Des gens qui jonglent avec des bouteilles. Ah oui  et qui font des cocktails. Euh et bien ça devient   magique. tu rajoutes de l'artistique, ça devient  un événement qu'on n'oublie pas et vraiment c'est   le c'est le c'est mon fil directeur, c'est ma  ligne directrice, c'est comment on fait en sorte   qu'un un événement ne l'oublie pas. Et c'est  pour ça que j'ai j'ai créé événement magique.   Donc tuas tu as la colonne vertébrale, c'est la  magie, le mentalisme et d'un côté tu auras tout   ce qui va être animation, ce qui va être animation  de de de cocktail, euh animation de lancement avec   la magie digitale, avec des hologrammes, tout  tout ça, la partie magie mentalisme et tu as   une autre partie qui va être plus où on va donner  du savoir. Donc là, il y aura du team building,   il y aura du la conférencier en entreprise, un  peu tous ces cet univers.

D'accord. Et alors,   qu'est-ce que qu'est-ce que ça t'apporte  au quotidien d'avoir ce talent ? Parce que   j'imagine que tu crames facilement, sientement,  que tu es chaud au poker, au louarou et cetera.   Alors oui oui oui, c'est tu apprends tu apprends  l'art de questionner, tu apprends l'art de de   de d'être d'être focus sur une personne. Euh ça  ça c'est le mentaliste. Mais si tuécoutes bien,   tu peux le replacer dans plein d'autres métiers.  Là ce que je suis en train de te dire. L'art de de   simplement créer de l'empathie. comment être avec  la personne et pas poser une question et en fait   fiche de la réponse et tu es déjà sur la prochaine  question ou tiens vivement qui termine parce que   moi j'ai envie de dire ce que qui je suis et c'est  souvent ça le problème dans les rencontres c'est   qu'on pose une question on donne l'impression  de s'intéresser à la personne mais au final ce   qui nous intéresse c'est pas la personne c'est  de lui dire qui on est si on pose une question   parce qu'on a envie qu'on nous la pose et aussi  Ouais ouais Ouais.

Ouais. C'est c'est l'art du   questionnement, l'art de de de créer du lien avec  des gens. Moi, c'est tout ça en fait qui m'éclate.   L'art de de créer un souvenir dans la tête des  gens qui qui se rappellent longtemps d'un d'un   événement. Mais c'est c'est génial. Je fais très  peu de mariage mais quand je reçois des messages   6 mois après où je retrouve des gens sur d'autres  mariages ou d'autres événements et qui me disent   "Ah mais c'était génial ! Bah je me dis que j'ai  ou j'ai divorcé mais c'était une super prestation.   Ça m'est arrivé.

Ouais du bois c'est pas tout le  temps mais ça m'est arrivé. Ah on a divorcé par   contre le magicien qu'est-ce que c'était bien.  Et alors est-ce que ton métier il te pose des   problèmes par rapport à ta vie perso parce que tu  joues le soir, le weekend, ta grosse saison c'est   l'été en plus. Est-ce que est-ce que par exemple  tu as déjà refusé le mariage d'un pote parce que   tu devais faire le mariage de quelqu'un d'autre  ? Oui ça ça arrive surtout quand le pote il te   prévient. être prévu un 3 mois avant alors que toi  ton planning il est fait un an avant. Oui. Donc   après tu peux tu peux t'arranger comme je te dis.  Je je j'ai des partenaires, je travaille avec eux   et euh et voilà ça marche.

Donc donc on on arrive  à s'en sortir tôt ou tard. Ouais, on arrive à   gérer le planning. Euh après, ça va être surtout  euh bah les gens en fait quand tu es en soirée,   tu es plus euh toi tu es euh le magicien ou le  mentaliste. Moi c'est ça un peu qui me les gens   arrivent pas à faire le le le lien enfin à briser  le lien entre le moi et le moi magicien mentaliste   en mode spectacle. Donc il m'arrive, il m'est  arrivé et maintenant je sais le sentir de que   je sois invité à des mariages de de collègues  d'amis euh et qu'on me dise euh tuoubl est-ce   que tu pourras emmener un jeu de cartes ? Est-ce  que tu pourras faire un petit peu ?

Et au final,   tu te rends compte que tu fais tout le vin  d'honneur et qu'après, tu es pas invité à   table et tu dois repartir. Tu dis "Mais en fait,  tu m'as tu m'as invité pas pour qui je suis,   pas par par voilà, pas par sympathie." Et donc  ça et puis à la fois quand je suis en soirée,   on me demande on me demande souvent "Eh, tu veux  pas nous montrer quelque chose ?" Et en fait non   euh parce que j'ai j'ai j'ai pas cette double j'ai  cette double personnalité où je quand je suis en   mode spectacle, je suis en mode spectacle et quand  je suis à l'extérieur en mode en mode moi-même et   bien en fait j'ai envie d'être comme tout le monde  en fait de discuter de de de plein de choses. Donc   et tu as les gens qui te disent "Bah vas-y,  j'ai un prénom en tête essaie de le trouver."   Donc tu vois, c'est euh les gens pensent souvent à  à tu vois quand en tu asas tu as un prénom en tête   ou pas ? Tu l'as Ouais. Ouais. Imagine que là on  soit en soirée tout de suite tu as qu'une envie,   c'est que je te le révèle.

H et même là tu l'as en  tête et je sais à quoi tu penses là. Je vois dans   tes yeux qu'une envie, c'est que c'est que je le  fasse. Euh écoute là, on peut se prendre 2 minutes   ou pas Allez, vas-y, on va essayer. Tu as tu as  une personne en tête. Ce que je vais te demander,   c'est d'imaginer son jour. Son tu connais son  jour et son mois de naissance.

Ouais. Ouais.   Euh focalise-toi juste sur le le son mois de  naissance. D'accord. OK. Une fois que c'est fait,   imagine peut-être un ce mois-là, il y a  peut-être il y a peut-être un événement   qui se passe ce mois-là. Par exemple, si c'est en  décembre, bah c'est le la fête la fête de Noël,   tu as aussi le le réveillon.

Il y a il y a  quelque chose qui se un événement spécial   ce mois-là ou pas ? Ouais. Ouais. Et les  forces se Oui oui tout le monde le tout le   monde le connait tout le monde. Oh ok. Bah il y a  l'anniversaire de cette personne déjà.

Ouais mais   tout le monde connaît pas cette personne. OK.  Non mais tu m'as demandé de penser à un pote,   pas une quelqu'un de connu. On est d'accord.  Bah non non non. C'est un pote du coup. Oui. OK.

Alors, je je vais essayer de pas faire  de bruit pour pas que tuentendes, mais j'ai un dessin comme ça qui me vienne qui me  vient. Tu dois te demander ce que je suis en   train de faire. Ah non, j'attends. Alors, je sais,  je suis impatient. Est-ce que tu penses à des   fleurs ? Non.

Non, là, j'en ai juste derrière moi.  Donc oui. Mais ça rien à voir avec la person. Non,   le l'événement l'événement que tu as en  tête, il y a pas de fleurs. Non. Ouais,   j'ai une sorte de feu d'artifice. Oui.

Ouais.  Tu vois, j'ai dessiné quelque chose. Alors,   je dessine très mal mais j'ai un  feu d'artifice. OK. Cette personne,   elle est née en OK. Plutôt en juillet.  OK. Tu as tu as son prénom en tête et euh Ah non, non, je non, je suis pas sûr.

Il  y a pas de S dans son Il y a un S dans son   prénom. Il y a un S. Ah, je suis peut-être  bon. OK. Attends, tu sais quoi ? Euh,   j'ai j'ai un Ah non, attends, ça veut  rien dire.

C'est pas très visuel. J'ai un gribouilli comme ça qui me vient. Mais  je sais, ça a rien à voir avec ton dessin. Truc   comme cette personne s'est bien dessiné ou pas  ? Je sais pas. Je crois pas ma connaissance.

OK.   Alors, j'ai j'ai je te dis pourquoi j'ai deux  prénoms moi qui me viennent là tout de suite. J'ai un Samuel. C'est pas ça. OK. Il y a bien un S mais c'est au milieu du Ouais.  N'en dis pas trop. Si tu regardes là sur cette   feuille, il y a l'an qui est passée là.

Ouais.  Et là, si on relie des points, il y a un truc   comme ça qui se passe. Tu vois les lignes là  ? Pas très je suis pas très physionomiste. Là,   il y a je vois A. [ __ ] là il y a une sorte  de P ici. C'est ça. Là, il y a une Je vois   une barre comme ça.

Alors, c'est soit un T,  soit un I. Il y a un I. OK, ça y est, je l'ai. Je dois être bon quand même franchement. Ferme  les yeux. C'était quoi le prénom que tu avais   en tête ?

Baptiste. Baptiste. Ouais, bien joué.  Rien à dire. Alors Samuel, je sais pas pourquoi.   Tu vois quand j'imaginais Samuel, il y avait le  côté feu d'artifice, le côté bam bam explosion.   Attends, laisse-moi juste terminer sur là-dessus.  Est-ce que tu as ton téléphone ? Est-ce que tu   as ton téléphone Samuel ? Ça me fait penser tu  comment il s'appelait ?

Samuel, celui qui a fait   les les euh Samuel Colt, tu vois qui c'est ? Non,  c'est celui qui a inventé le Colt, le pistolet.   C'est pour ça que j'avais cette explosion aussi  qui me venait. Est-ce que tu veux bien taper   Samuel Colt sur ton téléphone ? Alors, tac. On est  d'accord qu'on s'est on s'est eu par message privé   mais tu m'as pas envoyé d'information, rien.  Ah non, non, rien du tout. Tu connaissais même   pas ma tête parce que je t'ai je t'ai parlé avec  mon compte mon compte pro.

Donc Colt c'est LT. C   O L T. J'espère qu'il y a du réseau ici. Ouais,  j'ai le j'ai le wifi. Je suis C'est bon. Ouais,   on peut voir là.

Alors, je montre à la caméra. Je  vais montrer sur celle-ci. On rajoutera une image   au montage. C'est c'est ce monsieur Samuel  Colt. C'est celui qui a inventé le le colte,   le pistolet. Et tu as un un cette personne que  tu as en tête Baptiste est né le combien ?

Le   19 19 quoi ? Juillet et je pensais au  14 juillet justement. Il est né le 19   juillet. Tu es trop fort. Il y a rien à dire.  Là souvent je me dis c'est truqué c'est obligé.   Bah là non. Bravo.

Rien à dire. Là je s'il y  a du public, il y aura une applause. Bravo. Je pensais à mon ami Baptiste  Vernet que j'embrasse qui est   né 19 juillet 2002. D'cord. C'est vrai.

Et  ce Baptiste là, lui il a rien à voir avec Samuel Colt. Ah non. Non, il y a un mot. Ah mais  aussi, il a inventé une arme, c'est ça ? Ouais.   Ben il est chasseur. Je sais pas si c'est un lien  mais c'est peut-être un lien.

Ouais. Et il y a un   mot qui dit tout le temps ou Ouais. ou un objet  qui tient tout le temps ou non parce que là j'ai   j'ai goûté moul un truc comme ça qui me vient.  Non tu lui poseras la question. Tu lui poseras   la question. OK. J'y manquerai pas. Alors combien  de temps il nous reste ?

On a encore un petit peu   de temps. Alors est-ce que pour conclure, est-ce  que tu es obligé de d'adapter ton activité au aux   nouvelles technologies ? Oui, si tu tapes Calix  magicien sur sur YouTube, tu verras, je suis   très geek. Je fais de la de la magie avec des des  écrans, des iPads, des hologrammes. Et l'objectif,   c'est de de de personnaliser en fait les les  tours de magie au messages aux couleurs des   entreprises. Donc tu vas avoir pour un lancement  de voiture, les gens vont choisir sur une tablette   la couleur de la voiture et elle va elle va  sortir de l'écran, elle va devenir réelle.   Donc il y a il y a un mélange virtuel réel qui  est assez sympa.

Euh donc j'utilise Ouai les   hologrammes aussi, ça m'éclate le le fait de de  voir des choses flotter dans les airs. Donc oui,   on s'adapte beaucoup beaucoup nouvell techno.  Ouais. Ouais. Et comment tuenvisages la suite   de ton métier ? La suite, moi j'ai envie de  partager en fait maintenant. Je suis arrivé   je suis arrivé à un âge où euh je partage déjà  au magiciens puisque je sors beaucoup de tours,   je crée beaucoup de choses et je les vends.

Mais  j'ai envie de partager aussi aux gens à travers   des conférences en entreprise et euh et aussi moi  ce qui me plaît maintenant c'est c'est de prendre   le micro, raconter des bêtises. Donc d'où le  standup mais avec une petite part de magie.   Donc maître de cérémonie, ça fonctionne super  bien, les gens adorent parce que il y a un petit   côté original. Et le côté conférencier, ça va  être plus on va donner du savoir nous en tant   que magicien mentaliste, surtout en tant que très  timide, comment on arrive à sortir de sa zone de   confort ? Et ça aide les commerciaux à à prendre  du recul et à se dire "Ah oui, je peux peut-être   mettre ça en place, ces petites techniques." Et  j'ai l'impression rythmo si je dis une connerie,   parce que tout à l'heure on parlait d'Éric  Antoine qui a explosé avec l'émission La   France un incroyable talent. J'ai l'impression que  tu as jamais cherché spécialement cette exposition   médiatique. Non, ils m'ont ils m'ont demandé  plusieurs fois et à chaque fois j'ai refusé.   Je je suis pas quelqu'un, je suis pas dans le  star système, je suis pas si ça m'apporte pas   quelque chose au niveau business, mon ego, j'en  ai pas besoin.

Donc euh et même sur les réseaux,   tu es pas tellement présent. Euh alors sur  Instagram, non, tu me vois très peu, je poste   parce qu'il faut poster. Euh un moment, je surtout  pendant le Covid, j'avais beaucoup de temps,   donc je filmais des tours et je les mettais  sur sur le sur les réseaux. Euh mais je vais   être beaucoup plus euh euh présent sur LinkedIn  puisque comme ma cible ce sont les entreprises,   je vais être beaucoup plus présent. Après, j'ai  vraiment envie de m'y mettre sur Instagram et de   développer un petit peu tout ça. Ouais.

Ouais. Et  alors bon, on va pas faire la partie en vrai qu'on   s'en fout un peu vu que on est déjà presque 1  heure. Euh par quoi on peut conclure ? Bon, on l'a   déjà un peu dit qu'est-ce qu'on peut te souhaiter  pour la suite ? Tonenvisages comment tuenvisage la   suite ? À part ça, tu tu penses continuer de  développer ton activité événement magique et   cetera ?

Ah oui oui, je compte oui, je continue.  Là, j'écris des j'écris des des des conférences   là, je je suis là-dessus, j'écris, j'écris et  euh et il y a des choses, je découvre un peu des   univers, le l'univers de de la psychologie et là  beaucoup du TDH et j'aimerais vraiment en parler.   Euh donc il y a il y a des choses comme ça dans  ma vie personnelle qui arrivent autour de moi et   que j'ai envie en fait de de le mettre en valeur  et de le faire passer euh de faire passer des   messages de manière ludique. Donc là c'est vers  là où parce que tu es TDH. Ouais ouais ouais.   J'ai j'ai découvert ça à 43 ans. Ouais d'accord.  Ben moi je suis juste TDA pas le H. Je précise   que c'est un diagnostic de de scientifique hein.  C'est pas moi qui m'autoiagnostique comme font   beaucoup de gens. Et à telle enseigne que je suis  même travailleur handicapé.

Je suis reconnu par   la MDPH tellement d'accord. tellement c'est  un trouble. Donc tu as pas l'hyperactivité,   l'impulsivité. Non non, je suis pas un mec qui  déborde d'énergie. Non, ça se voit un peu mais   enfin bon, essayer de parler de moi. Et ben et  ben je te remercie mon cher Calix. On va pouvoir   conclure.

Merci. Tu m'as Je suis encore bluffé  de du tour là. Franchement, c'était incroyable.   Qui tuaimerais entendre en prochain invité par  exemple ? Ah, moi j'ai j'ai j'aime beaucoup les   entrepreneurs et tout ce que j'écoute, c'est  c'est lié à ça. Euh mais j'aimerais bien aussi   des standup. On les entend pas assez en dehors de  la scène.

Le premier épisode, je l'ai fait avec   un stand. Ouais. Bah oui. Et euh donc voilà, c'est  certainement. Ouais, il y en a il y en a beaucoup   sur le marché lyonnais. Il y en a beaucoup qui  se lancent.

Il y en a beaucoup qui fonctionnent.   Mais en fait, on on les connaît pas trop en  en dehors et connaître leur méthode. Pourquoi   ils en sont là ? Est-ce qu'il est-ce qu'ils sont  timides, pas timide ? Pourquoi ? Qu'est-ce qu'il   recherche ? Et voilà.

J'aime beaucoup cet univers  aussi. Bah c'est une une de mes grosses passions.   Donc j'en referai, j'en referai, c'est sûr. Et ben  et ben je te remercie mon cher un bel échange. Un   plaisir. Prenez soin de vous. Soyez heureux,  aimez-vous les uns les autres.

Je sais pas,   je sais pas comment conclure. Merci à  tous. Vive l'amour. Vive l'amour. Voilà.

Vous êtes journaliste, podcasteur, organisateur d'événement et vous voulez m'interviewer ? Écrivez-moi ici.

Pourquoi un podcast

Le mentalisme se voit. La voix, elle, se prête. Le podcast existe pour ceux qui n'auront jamais le temps de venir voir une conférence en présentiel — mais qui ont 25 minutes en voiture, le matin, pour écouter quelqu'un penser à voix haute.

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4 min 52 · 14/09/2026

L'effet Barnum : pourquoi ton horoscope a toujours raison

Ton horoscope a toujours raison. Ta voyante t'a lu à livre ouvert. L'effet Barnum : ce biais cognitif qui nous fait croire qu'un texte vague, plein d'opposés et flatteur nous décrit personnellement — alors qu'il s'applique à presque tout le monde. L'expérience de Bertram Forer (1949), l'effet de halo, et la règle des 3R pour s'en protéger.

Transcription complète

Calix : Ton horoscope a raison. Ta voyante t'a lu à livre ouvert. Ton dernier test de personnalité t'a « tellement bien cerné ». Et si je te disais que le texte est exactement le même... pour ta belle-mère ?

Julie : Bienvenue dans Focus & Illusion. Alors là Calix, tu attaques fort — tu es en train de me dire que mon horoscope me ment ?

Calix : Pas qu'il ment. Qu'il ne dit rien de personnel. Et pourtant, il a raison à chaque fois. Ça a un nom : l'effet Barnum.

Julie : Barnum, comme le cirque ?

Calix : Exactement. C'est le psychologue Paul Meehl qui lui donne ce nom en 1956, en hommage au showman P. T. Barnum et à sa formule : un petit quelque chose pour chacun.

Julie : D'où ça vient vraiment, cette histoire ?

Calix : 1949. Le psychologue Bertram Forer fait passer un « test de personnalité » à ses étudiants. Puis il leur rend à tous... le même texte. Pioché dans un horoscope de kiosque.

Julie : Et personne n'a rien remarqué ?

Calix : Personne. Ils ont noté la justesse de leur portrait à 4,3 sur 5 en moyenne. Un texte générique, collé mot pour mot à tout le monde.

Julie : 4,3 sur 5... c'est presque la note qu'on donnerait à un bon resto.

Calix : Et c'est exactement le problème. Il faut trois ingrédients pour que ça marche : le texte est vague, il contient des opposés, et il est flatteur.

Julie : Donne-moi un exemple.

Calix : « Tu aimes ta famille ; pour toi, les amis et la famille, c'est important, plus que la moyenne. » Tu as déjà rencontré quelqu'un qui se trouve en dessous de la moyenne sur l'amour de sa famille ?

Julie : Non, jamais, en fait.

Calix : Voilà. Tout le monde coche. Ton cerveau fait le reste : il remplit les trous avec toi.

Julie : Mais alors pourquoi la voyance ou l'astrologie donnent cette impression si précise, si personnelle ?

Calix : Parce que le plus fort, ce n'est même pas le texte. C'est toi, avant de le lire. Ma mère faisait les tests des magazines féminins, et le résultat était toujours « tellement elle ». Elle était convaincue avant même de commencer.

Julie : Donc la voyante n'a rien deviné. C'est nous qui avions déjà décidé de croire.

Calix : Et ça se combine à un autre biais : l'effet de halo. « Ce test est sérieux, donc ce qu'il dit est vrai. » Sur scène, Barnum plus halo, ça crée un pouvoir illusoire.

Calix : Attention, cet effet a une face sombre. Mal utilisé, tu peux devenir un gourou, un manipulateur. C'est exactement pour ça que je préfère te l'expliquer plutôt que te le faire subir.

Julie : Et en entreprise, ça donne quoi ?

Calix : Le marketing : « c'est fait pour toi, rien que pour toi ». Le coaching « sur-mesure » qui t'a « tellement bien cerné ». Le test DISC dont l'équipe ne retient que ce qui l'arrange. Le recrutement, quand on croit « lire » un candidat avec des mots vagues.

Julie : Le MBTI, ça compte ?

Calix : Justement — sa fiabilité est médiocre. Beaucoup de gens changent de « type » à quelques semaines d'intervalle. Le bon réflexe : demander la preuve avant l'adhésion. Cet outil a une validité mesurée, ou juste un effet waouh ?

Calix : La règle des 3R. Repérer : le frisson « c'est fou, c'est moi », c'est ton voyant rouge. Rationaliser : cinq questions — vague ? opposés ? flatteur ? personnalisé ? validé scientifiquement ? Recadrer : ce texte marche sur tout le monde — même ta belle-mère.

Julie : Et s'il ne reste qu'une seule question à retenir ?

Calix : « Est-ce que cette phrase serait ridicule pour mon voisin ? » « Vous aimez qu'on vous respecte. » L'inverse est absurde. Donc ça ne parle pas spécifiquement de toi.

Julie : Récap : l'effet Barnum, c'est un texte vague, flatteur, plein d'opposés, où le cerveau remplit les trous. On le retrouve dans l'horoscope, la voyance, l'astrologie, le marketing, le coaching, certains tests RH. La parade : Repérer, Rationaliser, Recadrer.

Julie : Et voilà ! Si ça t'a plu, abonne-toi à Focus & Illusion et partage-le à quelqu'un qui croit dur comme fer à son thème astral. Le mot-secret de l'épisode, en commentaire : BARNUM. Calix met tout ça en scène, en vrai, en conférence : rendez-vous sur monconferencier.fr. À très vite.

Bonus · 4 min 37 · 14/09/2026

L'effet Barnum, en vidéo (format solo)

La bande son de l'épisode vidéo YouTube sur l'effet Barnum, pour l'écouter en voiture ou en marchant — même sujet, en solo, format court.

Transcription complète

Calix : Je lis mon horoscope, il a toujours raison. Je sais ce qu'il va m'arriver dans la journée.

Calix : Bonjour, c'est Calix. Connais-tu l'effet Barnum ? Je suis mentaliste, je connais ce biais par cœur. Et pourtant, chaque fois que je lis mon horoscope, j'ai l'impression que ça parle de moi.

Calix : Tiens, un bon souvenir. Quand j'étais salarié, en salle de pause, je demandais son signe astro à un collègue… mais je lisais à voix haute un autre horoscope. Et j'attendais. « Ah ouais, c'est fou, c'est trop moi ! » Une autre fois : à un collègue Bélier, je lui lis le mien, Taureau. Puis à une autre collègue, je relis le mien. Et ainsi de suite. Ça m'a appris une chose : tout le monde se reconnaît dans le même texte.

Calix : L'effet Barnum, c'est te faire croire que je te parle à toi, rien qu'à toi. C'est notre tendance à trouver personnellement, incroyablement juste, une description qui, en réalité, pourrait s'appliquer à presque tout le monde.

Calix : Nous sommes en 1949. Le psychologue Bertram Forer fait passer un « test de personnalité » à ses étudiants, puis rend à chacun le même texte, pioché dans un horoscope de kiosque. Résultat : ils notent la justesse 4,3 sur 5 en moyenne. C'est Paul Meehl, en 1956, qui lui donne son nom, « effet Barnum », en hommage au showman P. T. Barnum.

Calix : Il faut trois ingrédients. Le texte est vague, il contient des opposés, et il est flatteur. Notre cerveau fait le reste : il remplit les trous avec nous. Mais le plus fort, ce n'est même pas le texte. C'est toi, avant de le lire.

Calix : Et oui : il est combiné à un autre biais, l'effet de halo. « Ce test est sérieux, donc ce qu'il dit est vrai. » Sur scène, Barnum plus halo créent un pouvoir illusoire.

Calix : Attention, il a une face sombre. Mal utilisé, tu peux devenir un gourou, un manipulateur. C'est exactement pour ça que je préfère te l'expliquer plutôt que te le faire subir.

Calix : Tous les jours, tu es concerné par ce biais. Le marketing, le coaching sur-mesure, le test DISC, le recrutement avec des mots vagues. Le bon réflexe : demander la preuve avant l'adhésion. Le MBTI, par exemple, a une fiabilité médiocre.

Calix : Applique la règle des 3R. Tu Repères : le frisson « c'est fou, c'est moi ». Tu Rationalises avec cinq questions. Et tu Recadres : ce n'est pas un portrait de moi, c'est un texte qui marche sur tout le monde, même ma belle-mère.

Calix : Et si tu ne dois retenir qu'une seule question : « Est-ce que cette phrase serait ridicule pour mon voisin ? » Donc ça ne parle pas de toi.

Calix : Alors ? Ça t'a parlé ? Si tu as hoché la tête… tu viens de vivre l'effet Barnum en direct. Écris-moi en commentaire ce que tu as ressenti.

Épisode 3 · 5 min 37 · 09/09/2026

La comptabilité mentale : pourquoi ton cerveau attend toujours lundi

La comptabilité mentale : ce biais cognitif par lequel votre cerveau ouvre un « compte » tout neuf à chaque repère temporel — lundi, début de mois, rentrée — et y range vos anciens échecs pour vous motiver. La recherche de Dai et Milkman sur l'effet du nouveau départ, le piège du report perpétuel, et la règle des 3R pour transformer chaque lundi en vrai tremplin.

Transcription complète

Calix : Je vais te confier un truc un peu gênant sur moi... chaque lundi matin, je fais des résolutions de bonne année. Oui. Chaque lundi. Et le pire, c'est que ça marche.

Julie : Bienvenue dans Focus & Illusion. Alors là, Calix, j'ai hâte, parce que « ça marche »... ça veut dire quoi, exactement ?

Calix : Ça veut dire que ton cerveau te ment, gentiment, à chaque nouvelle semaine. Et une fois que tu vois le mécanisme, tu ne regardes plus jamais un lundi matin de la même façon.

Calix : Donc voilà, chaque lundi, nouvelle semaine, nouveau moi, nouvelles ambitions. Le premier du mois, rebelote. Et le premier janvier... alors là, c'est le feu d'artifice complet.

Julie : [curieuse] Attends, mais c'est FATIGANT, non, de se relancer sans arrêt ?

Calix : C'est là le piège : non, ce n'est pas fatigant. C'est... enfin, c'est même l'inverse, en fait, ça fait un bien fou. Cette page blanche du lundi, elle est incroyablement motivante. Tu sécrètes une petite hormone qui te murmure : tu contrôles ta vie, tu vas y arriver.

Julie : OK, donc pour l'instant, c'est plutôt une bonne nouvelle.

Calix : Et je veux être clair là-dessus : c'est une vraie bonne chose. Cet élan-là, c'est un cadeau. On ne va surtout pas le jeter.

Calix : Mais mettons le doigt sur ce qui se passe VRAIMENT dans ta tête. Ça s'appelle la comptabilité mentale. Deux chercheurs, Dai et... enfin, Dai et Milkman, ont montré que ton cerveau découpe le temps en petits comptes séparés.

Julie : Des comptes... comme en comptabilité, littéralement ?

Calix : Littéralement. À chaque repère temporel — un lundi, un début de mois, une rentrée — tu ouvres un compte tout neuf. Et le plus fort, c'est ce que ton cerveau fait de tes échecs : il les range dans l'ANCIEN compte.

Julie : [sceptique] Comme s'ils n'étaient plus vraiment les tiens.

Calix : Exactement. « Ça, c'était l'ancien moi. Le nouveau moi commence maintenant. » C'est ce qu'on appelle l'effet du nouveau départ. Et c'est mesuré, ce n'est pas du développement personnel.

Calix : Petite précision que j'ajoute au montage, parce que je voulais éclaircir ce point : Dai et Milkman ont observé ça sur des inscriptions en salle de sport et des recherches Google sur les régimes. Les pics arrivent pile après un lundi, un début de mois, ou un anniversaire. Le calendrier, littéralement, déclenche l'action.

Julie : Bon, mais tu as parlé d'un truc gênant, tout à l'heure. Où est le piège, alors ?

Calix : Soyons honnêtes deux secondes : un lundi a VINGT-QUATRE heures. Exactement comme un jeudi. Exactement comme un vendredi. Le calendrier ne change pas la réalité, il change juste ton ressenti.

Julie : Mhm.

Calix : Et là, il y a un piège que je connais par cœur : c'est de s'autoriser des choses grâce à cette excuse. Le sport, « je m'y remets lundi ». Le livre que tu veux écrire, « je commence le mois prochain ». La guitare, « je démarre en septembre, après les vacances ».

Julie : [amusé] Et le prochain compte neuf, quand il arrive...

Calix : On le repousse encore. C'est confortable, parce qu'on a l'impression d'avoir décidé quelque chose. Mais on n'a rien décidé. On a juste reporté... avec le sourire.

Calix : Petite pause de dix secondes. Si ça te parle, ABONNE-toi et partage-le à quelqu'un qui dit « je commence lundi » depuis six mois. Et moi, dans la vraie vie, je suis mentaliste et conférencier en entreprise, je démontre ces biais en direct devant les équipes. Tout est sur monconferencier.fr. On reprend.

Julie : On reprend. Alors, comment on s'en sort, concrètement ?

Julie : Voici ma clé, et elle est simple. Je l'appelle la règle des trois R. D'abord, tu RECONNAIS l'élan : tu gardes ton lundi motivant, tu écris ta résolution, tu savoures cette page blanche, c'est précieux.

Julie : Un.

Calix : Ensuite, tu RECADRES le report : dès que tu t'entends dire « je commencerai en septembre », tu allumes un petit voyant rouge dans ta tête. Ce n'est pas une décision, c'est une excuse déguisée en fraîcheur.

Julie : Deux.

Calix : Et enfin, tu... pardon, tu REJOUES : tu poses une micro-action, aujourd'hui, maintenant. Pas lundi, pas septembre. Dans les DIX prochaines minutes. Tu veux jouer de la guitare ? Sors-la de son étui et joue trois accords ce soir.

Julie : Défi rapide. Je te lance une excuse classique, tu me donnes le R qui la contre, en une phrase. Prêt ? « Je m'y mets lundi, pour le sport. »

Calix : Recadre : ce n'est pas une décision, c'est un report habillé en motivation. Mets tes baskets maintenant, même dix minutes.

Julie : « J'écrirai mon livre le mois prochain, là je suis débordé. »

Calix : Rejoue : trois lignes, là, maintenant. Pas un chapitre, trois lignes. Le compte s'ouvre aujourd'hui, pas le premier du mois.

Julie : Et : « je démarre la guitare à la rentrée. »

Calix : [rire] Reconnais d'abord que l'envie est réelle. Puis rejoue : sors l'étui ce soir, joue trois accords, même faux.

Calix : Parce que le secret, c'est ça : l'élan du lundi devient magique le jour où tu lui colles un premier pas immédiat. Tu gardes toute l'énergie de la page blanche, mais tu ne te fais plus avoir par le crédit d'attente qu'elle t'offre en douce.

Julie : Et si je manage une équipe, ce mécanisme, je m'en sers comment ?

Calix : C'est exactement le même levier. Utilise ces débuts de semaine, ces rentrées, pour lancer une nouvelle habitude : c'est là que les gens te suivent le plus facilement.

Julie : [hésite] Donc un lundi pour annoncer un changement, plutôt qu'un mercredi au hasard.

Calix : Précisément. Mais attention : mets un petit rituel du lundi pour entretenir la flamme, sinon l'élan retombe exactement comme pour une résolution personnelle. Le nouveau départ ouvre la porte, il ne la tient pas ouverte tout seul.

Calix : Deux choses à retenir. Un : ton cerveau range tes échecs dans un ancien compte pour te motiver, c'est un vrai levier, pas de la magie. Deux : la seule différence entre un lundi qui compte et un lundi qui glisse, c'est le premier pas dans les dix minutes qui suivent.

Julie : Donc ton cerveau adore les nouveaux départs...

Calix : C'est humain, c'est fascinant, et c'est un moteur formidable. Maintenant que tu le sais, transforme chaque lundi en TREMPLIN, pas en salle d'attente. Ton prochain premier pas, c'est aujourd'hui.

Julie : Et voilà ! Si ça t'a plu, abonne-toi à Focus & Illusion et partage-le à quelqu'un qui dit « lundi » depuis trop longtemps. Le mot-secret de l'épisode, en commentaire : TREMPLIN. Calix met tout ça en action, en vrai, en conférence : rendez-vous sur monconferencier.fr. À très vite.

Épisode 2 · 5 min 33 · 10/07/2026

Ta croyance crée ta réalité (prophétie autoréalisatrice & effet Pygmalion)

Et si votre croyance fabriquait votre réalité sans que vous le voyiez ? La prophétie autoréalisatrice : ce biais cognitif par lequel ce que vous croyez sur vous-même, ou sur quelqu'un, finit par se produire pour de vrai. L'effet Pygmalion en entreprise, le biais de confirmation, et la méthode PRO pour reprendre la main.

Transcription complète

Calix : « Si on veut, on peut. » La phrase la plus bidon qu'on m'ait répétée toute ma vie... et pourtant, la plus vraie. Parce que là, maintenant, ta croyance est en train de fabriquer ta réalité. Sans que tu le voies.

Julie : Bienvenue dans Focus & Illusion. Aujourd'hui, Calix, tu vas devoir me convaincre, parce que « si on veut on peut », pour moi, c'est le genre de phrase qu'on met sur un mug.

Calix : [rire] Sur un mug, exactement. Et je détestais cette phrase. Sauf qu'un biais cognitif très précis lui donne raison. On va voir lequel, et surtout son côté sombre.

Julie : Son côté sombre ? OK, tu m'intéresses. On commence par quoi ?

Calix : Par moi, gamin. Je rêve d'être magicien, sur scène, devant un public. Un problème : j'étais d'une timidité... maladive. Et toute ma vie, la fameuse rengaine : si tu veux, tu peux.

Julie : Et tu as juste... voulu très fort ? Tu vois pourquoi je tique.

Calix : Non, attends, c'est pas de la pensée magique. J'ai... enfin, j'ai surtout mis en place des toutes petites actions. Retiens ça : de TOUTES petites actions. Et là, sans que je demande rien à personne, les demandes de spectacles commencent à arriver.

Julie : Comme par magie.

Calix : C'est ce qu'on croit. Sauf que non. Ce biais porte un nom un peu mystique : la prophétie autoréalisatrice.

Calix : Le mécanisme est simple et redoutable : ta croyance modifie ton comportement, souvent sans que tu t'en aperçoives. Tu souris plus, tu oses plus, tu tends la main, tu envoies le message que tu n'aurais jamais osé envoyer.

Julie : [curieuse] Donc ce n'est pas l'univers qui répond... c'est toi qui changes tes micro-signaux, et les gens réagissent à ça.

Calix : Tu viens de tout comprendre. La croyance ne déplace pas les montagnes. Elle déplace tes épaules, ton regard, le premier mot que tu oses dire. Et le monde répond à CE signal-là.

Calix : Petite précision que j'ajoute au montage, parce que c'est là qu'on se trompe tous : ce ne sont pas les grandes décisions qui créent la prophétie. Ce sont les micro-gestes invisibles. Un sourire d'une demi-seconde de plus. C'est ça qui déclenche la réaction en chaîne.

Julie : D'accord... mais tu as parlé d'un côté sombre.

Calix : Le revers de la médaille. Parce qu'il y en a un. Le même mécanisme marche à l'envers. Le fameux : « je n'y arriverai pas, c'est trop dur pour moi ».

Julie : Et là, la prophétie travaille... contre toi.

Calix : Bravo, champion. [rire] Tu viens de poser une prophétie qui va tout faire pour réaliser ton souhait : t'empêcher de réussir. Tu vas te retenir, éviter, saboter en douce. Moi, je l'appelle le vilain Michel.

Julie : Le vilain Michel.

Calix : Et il a un grand copain : le biais de confirmation. Celui qui te souffle « tu vois, je te l'avais dit ». Et là, tu tournes en boucle. Une boucle mentale qui te confirme que ta prophétie avait raison, et t'en prépare une nouvelle.

Julie : [soupir] Ça, cette petite voix, on la connaît tous.

Calix : Petite pause de dix secondes. Si ça te parle, ABONNE-toi et partage-le à quelqu'un qui a un vilain Michel dans la tête. Et moi, dans la vraie vie, je suis mentaliste et conférencier en entreprise : je démontre ces biais en direct devant les équipes. Tout est sur monconferencier.fr. On reprend.

Julie : On reprend. Donne-moi du concret, en entreprise.

Calix : Un nouveau salarié arrive. On se dit : « il n'a pas encore le niveau ». Alors on ne le questionne pas, on ne l'implique pas, on ne lui donne pas de sujets intéressants.

Julie : Et le jour où on le sollicite enfin...

Calix : Effectivement, il n'a pas le niveau. Prophétie autoréalisatrice. Sauf que personne ne lui a donné l'occasion de le développer. Et le biais de confirmation fait coucou : « tu vois, on avait raison ». Non. C'est NOUS qui avons construit ce résultat.

Julie : [sceptique] Attends, tu es en train de dire qu'un manager fabrique l'incompétence qu'il croit observer ?

Calix : Mot pour mot. Ça a même un nom : l'effet Pygmalion. Tes attentes sur quelqu'un changent ta façon de le traiter, et ta façon de le traiter change ce qu'il devient. C'est mesuré, ce n'est pas du développement personnel.

Calix : Et pour que ça te parle vraiment : souviens-toi, au collège. Tu es persuadé que ta copine veut rompre, qu'elle ne t'aime pas vraiment.

Julie : Oh non. Je vois où tu vas.

Calix : À force de jalousie, de méfiance, de petites phrases... elle rompt. Tu as créé le comportement qui a déclenché exactement la réaction que tu redoutais. Le vrai drame ? C'est de rejouer ça à chaque relation. Surtout que là, tu as quarante ans. Dommage.

Julie : [rire] Aïe. Bon. Comment on s'en sort ?

Julie : Défi rapide. Ta méthode s'appelle PRO. Trois lettres, tu me donnes chacune en une phrase. Prêt ? P.

Calix : Percevoir : tu remarques que tes attentes négatives finissent par provoquer le résultat que tu craignais.

Julie : R.

Calix : Raisonner : comprends que ton cerveau veut rester cohérent avec ses préjugés, et qu'il oriente tes échanges à ton insu.

Julie : Et O.

Calix : Objectiver : appuie-toi sur des faits, des données, des objectifs clairs. Pas sur des intuitions ni des réputations.

Calix : Et trois gestes concrets. Un : questionne ton entourage, ta famille, tes collègues. Deux : prends du recul en cherchant des indices factuels, évite les interprétations. Trois : écris. Écrire, ça sort la boucle de ta tête.

Julie : Pourquoi écrire, précisément ?

Calix : Parce que tant que la boucle tourne dans ta tête, elle a toujours raison. Sur le papier, elle devient une hypothèse. Et une hypothèse, ça se teste. Alors pose-toi la question magique : quels faits objectifs, indépendants de ma première impression, prouvent vraiment que ça se passe comme je l'avais prédit ?

Julie : Et souvent, la réponse c'est... aucun.

Calix : Aucun. Parce qu'au fond, ta croyance crée le fait. Alors autant en faire une alliée.

Calix : Deux choses à retenir. Un : ta croyance ne change pas le monde, elle change tes micro-comportements, et le monde répond à ça. Deux : tu ne subis pas tes prophéties, tu les CHOISIS.

Julie : Je suis arrivée avec mon mug et mon scepticisme... et je repars en surveillant mon vilain Michel.

Calix : C'est déjà une prophétie positive. Merci d'avoir douté.

Julie : Et voilà ! Si ça t'a plu, abonne-toi à Focus & Illusion et partage-le à quelqu'un qui tourne en boucle. Le mot-secret de l'épisode, en commentaire : PYGMALION. Calix met tout ça en action, en vrai, en conférence : rendez-vous sur monconferencier.fr. Grâce à ton petit clic, tu viens de lancer une prophétie positive. À très vite.

Épisode 1 · 7 min 51 · 03/07/2026

Team building magique : gadget coûteux ou vrai levier ?

Gadget coûteux ou vrai levier de cohésion ? Je démonte les idées reçues sur la magie en entreprise et j'explique pourquoi — bien utilisée — elle active des mécanismes psychologiques puissants : attention partagée, surprise collective, cohésion d'équipe.

Transcription complète

Une salle de séminaire. Quarante personnes qui ne s'écoutent plus depuis le déjeuner. Je monte sur scène, je ne dis pas un mot... et trente secondes plus tard, ils sont SUSPENDUS à un jeu de cartes. Ça, aucune slide ne le fait. Salut, bienvenue dans Focus & Illusion.

Aujourd'hui: le team building magique en entreprise. Et je te préviens, Calix, je vais être franche: pour moi, un team building, c'est souvent du temps perdu et de l'argent jeté par les fenêtres. Direct! J'adore. Et tu sais quoi?

Sur le temps et l'argent, tu as un vrai point. C'est même LA seule vraie objection. On la garde, on y revient. Compte sur moi. On commence par quoi?

Par d'où ça vient. Le team building, ça naît aux États-Unis et au Canada au début des années 80. L'idée de départ est simple: renforcer les liens entre collègues avec des activités collectives. Les années 80, déjà? Je pensais que c'était une mode RH récente.

Non, ça a quarante ans. Les Québécois ont même un mot magnifique pour ça: le « lac-à-l'épaule ». Ça vient de... 1962, je crois, des ministres partis réfléchir dans un camp de pêche au bord d'un lac. Depuis, partir poser l'équipe au vert pour penser ensemble, là-bas, ça s'appelle comme ça. mhm. C'est joli.

Mais bon, une partie de pêche, ça t'a jamais fait une équipe qui tourne. Exactement. L'activité n'est pas le but. C'est juste le prétexte. Le but, c'est ce qui se passe ENTRE les gens pendant l'activité.

Parce que le vrai problème en entreprise, il n'est pas technique. Les gens savent faire leur métier. Ce qui coince, c'est la communication, la confiance, le fait de se comprendre entre services. Et tu vas me dire qu'un tour de cartes répare ça? Sérieux?

Pas un tour. Un état. La magie installe en trente secondes ce qu'une réunion n'obtient pas en deux heures: de la curiosité, de l'attention, et une émotion partagée. Et c'est sur cette base-là que les gens se reparlent. T'as des chiffres, ou c'est du ressenti de magicien, là?

Des chiffres. Une étude OpinionWay: NEUF salariés sur dix pensent que les nouveaux modes d'organisation, plus collectifs, améliorent à la fois le bien-être ET la performance. Le besoin de lien, ce n'est pas un caprice, c'est mesuré. Neuf sur dix... d'accord, c'est costaud. Mais je reviens à mon truc.

Le temps, l'argent. Un patron me dit: « je sors mes équipes une journée, ça me coûte un bras et ça donne rien ». Tu réponds quoi? Je réponds: tu as raison si l'animation est un gadget. Un truc interchangeable qu'on oublie le lundi.

Là, oui, c'est de l'argent perdu. Donc tu me donnes raison? Sur le gadget, oui. Mais retourne le calcul: le vrai coût d'une entreprise, ce n'est pas la journée de séminaire. C'est le TURNOVER.

Quelqu'un qui part, c'est des mois de recrutement et de formation. Et le team building, répété, fait baisser ce risque-là. Ça, ce n'est pas une dépense, c'est une assurance. Attends... donc tu dis que... non, je reformule: le bon calcul, c'est pas le prix de la journée, c'est ce qu'elle évite de perdre derrière? Voilà.

Tu compares au mauvais chiffre. Compare au coût d'une équipe qui se démotive, et la journée devient ridiculement rentable. Et pourquoi la magie plutôt qu'un escape game ou un atelier cuisine? Pour une raison simple: la mémorisation. Un moment surprenant se grave.

Un séminaire « bien organisé » s'oublie; un séminaire qui crée un choc d'émotion, on en parle des semaines après. Ah oui? L'attention, c'est comme une lampe torche... enfin, un projecteur, si tu préfères: ce qu'elle éclaire existe, le reste disparaît. Mon métier, c'est diriger cette lampe. Et quand quarante personnes la dirigent au même endroit, en même temps... elles redeviennent un groupe.

Ah mais c'est ça en fait! Tu les amuses pas... tu les remets en phase! Tu viens de tout résumer. Un magicien, dans un séminaire, c'est un métronome émotionnel. Petite pause de dix secondes.

Si cet épisode te parle, ABONNE-toi et partage-le à un DRH ou un organisateur d'événements. Et moi, dans la vraie vie, c'est mon métier: conférencier et mentaliste en entreprise. Si tu veux ça pour ton prochain séminaire, le lien est en description, sur evenementmagique.fr. On reprend. OK.

Tu parles beaucoup d'émotion. Mais concrètement, ça muscle quoi dans une équipe? La prise de parole, d'abord. En entreprise, présenter un projet, défendre une idée, ça terrorise plus de gens qu'on ne croit. Dans un cadre magique, l'expression orale redevient un jeu, pas un examen.

Les gens OSENT. Parce qu'ils ne se sentent pas jugés. Exactement. Et il y a un effet bonus que j'adore: les introvertis. Le collègue discret qui, ce jour-là, se révèle drôle, vif, présent.

Ses collègues le regardent autrement le lendemain. Ça, ça vaut de l'or. C'est vrai que ce regard-là, en open space, on l'a jamais. Et il y a une dimension que les dirigeants sous-estiment: choisir ce genre de moment, c'est un message. Tu dis à tes équipes: j'ai voulu de la qualité pour vous.

Ça nourrit la marque employeur, l'image d'une boîte humaine et créative. Donc en fait... non, attends: ça parle autant aux équipes qu'aux gens de l'extérieur, c'est ça? Toujours. France Travail le dit noir sur blanc: un des effets du team building, c'est de donner un visage humain à l'entreprise. Et un visage humain, aujourd'hui, ça recrute et ça fidélise.

Donne-moi du concret. Dans la salle, ça donne quoi? Un cas réel. Je fais écrire un mot secret à un participant, en privé. Personne ne le voit.

Puis je demande à un collègue d'un AUTRE service, qui ne lui a jamais parlé, de se concentrer. Et je retrouve le mot... par lui. Attends, par le collègue, pas par celui qui a écrit? Par le collègue. Et là, il se passe un truc invisible mais énorme: ces deux personnes qui s'ignoraient viennent de vivre quelque chose ensemble.

À la pause café, crois-moi, elles se reparlent. Donc le vrai tour, c'est la conversation d'après, pas le tour lui-même. VOILÀ. Le mentalisme n'est qu'un prétexte. Ce que je fabrique, c'est des ponts entre des gens.

Le reste, c'est de la technique. Défi rapide. Je te lance un mot, tu réponds en une phrase. Prêt? Cohésion.

Un souvenir commun. Et un souvenir commun, c'est un point de repère où l'équipe revient quand ça tangue. Turnover. Le coût invisible. Un bon moment d'équipe, c'est moins de départs, donc moins de fortunes dépensées à recruter.

Intelligence collective. Quand l'idée du voisin devient meilleure que la tienne, et que ça ne te vexe pas. C'est ça, une équipe. Et... gadget. Le piège.

Tout ce qui amuse sur le moment et ne laisse rien le lundi. Mon boulot, c'est l'inverse exact. Petite précision que j'ajoute au montage, parce que je veux éviter un malentendu: un team building magique, ce n'est pas un spectacle où les gens regardent. C'est une expérience où ils participent. La différence est énorme: on ne divertit pas un public, on fédère un groupe.

Nuance importante, oui. Alors deux choses à retenir. Un: l'activité n'est qu'un prétexte, ce qui compte c'est le lien qu'elle crée. Deux: ne compare pas le prix de la journée à zéro, compare-le au coût d'une équipe qui se délite. Je suis arrivée remontée sur le temps et l'argent... et là, franchement, je me dis que je posais pas la bonne question.

C'est le plus beau des compliments. Merci d'avoir douté, ça a rendu l'épisode honnête. Et voilà! Si ça t'a plu, abonne-toi à Focus & Illusion et partage-le à quelqu'un qui organise des séminaires. Le mot-secret de l'épisode, à laisser en commentaire: FÉDÉRACADABRA.

Calix est conférencier et mentaliste en entreprise, tout est sur evenementmagique.fr. On se retrouve très vite pour une nouvelle illusion.

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